FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 15 avril 2020

- Par Jacinthe Laforest

Jacinthe Lemire a commencé ses semis en mars dernier.  Planifier son jardin lui donne un objectif très  concret à atteindre.  (Photo : Gracieuseté)

 

C’est le conseil de Jacinthe Lemire.  Mettez des graines dans la terre et voyez ce qu’il se produit.  Ce n’est pas compliqué. 

 

Tout en respectant les consignes d’éloignement social, Jacinthe Lemire, de la région de Charlottetown prépare sa saison de jardinage.  «De plus en plus, j’ai pour objectif de ne pas acheter de plantes en pots pour mon jardin, et de démarrer tous mes plants à l’intérieur, à partir de la graine.  Il faut un peu de planificationet quelques connaissances de base, de la place, et c’est tout.  Je suis membre de plusieurs forums de jardinage local sur Facebook, je pose des questions et on me répond».

 

Jacinthe Lemire fait deux jardins, à présent, qui totalisent une superficie de 1 500 pieds carrés, estime-t-elle.  Il y a son jardin de vivaces qui se mangent (fraises, framboises, asperges, hémérocalles, rhubarbe, et un assortiment de fines herbes.  Son autre jardin, c’est pour les légumes.  «J’ai des tomates, trois sortes, des aubergines, du brocoli, du chou-fleur, cette année j’essaie les choux.  Ça a l’air bien jusqu’à présent.  J’ai des oignons jaunes, des oignons verts, des échalotes françaises, des carottes, des haricots, au moins trois sortes, des courges d’hiver et des courges d’été, comme des courgettes.  De plus en plus, je tente de sauvegarder les graines et de les replanter l’année suivante.  Mais si je suis obligée d’acheter des graines, ce n’est pas la fin du monde», dit la jardinière. 

 

Dans sa maison de campagne, Jacinthe Lemire a une grande salle de bain avec un plancher en céramique.  Elle y a aménagé des étagères où elle dispose ses pots de semis.  «J’ai installé des luminaires spéciaux pour les plantes, et j’utilise aussi la fenêtre de la cuisine qui donne au sud, pour certains semis.  L’an dernier, j’avais commencé très tôt.  Et quand j’ai transplanté mes tomates, les plants avaient presque quatre pieds de haut.  J’ai eu des tomates très tôt, mais cette année, j’ai commencé mes semis plus tard, vers le 10 mars, pour les plantes qui prennent le plus de temps.  On est au 10 avril et c’est encore le temps de faire des semis pour les plantes qui prennent un peu moins de temps, et vers la fin du mois d’avril, on peut déjà planter des pois directement au jardin».

 

Une belle activité pour tous

 

Jardiner est une activité pour le corps, pour la tête et aussi pour l’estomac.  «C’est un excellent exercice.  Il faut bêcher, désherber, se pencher, transporter des charges, c’est excellent.  Pour la tête c’est aussi excellent.  J’apprends un peu plus chaque année, je planifie mieux mes calendriers de plantation et aussi l’espace dont je dispose.  C’est comme de la gestion et de la géométrie.  Jardiner n’est peut-être pas une activité très sociale, mais j’ai des amis de jardinage sur Facebook, les jardiniers sont toujours généreux de leurs connaissances.  Et j’aime aussi les vidéos de Marthe Lafrenière.  Elle est drôle et elle donne de bons conseils.  Il y a des gens qui font paraître le jardinage compliqué, mais à la base, il suffit de mettre des graines dans la terre et d’attendre le résultat.  Moi, j’aime obtenir des résultats et le jardinage, ça m’en donne.»

 

Et chez les Lemire-Manibal, les résultats se mangent tout l’hiver.  «Au début, on avait seulement un petit congélateur, mais maintenant, on en a un plus grand.  On mange beaucoup plus de légumes depuis qu’on a un jardin.  Et c’est biologique.  Je n’utilise pas de pesticides, seulement quelques amendements de sols et d’engrais». 

 

Tout se plante

 

Même si la situation actuelle n’est pas idéale pour magasiner les semences et les autres accessoires de base, rappelez-vous qu’un peu de terre dans un carton de lait peut servir de support pour faire démarrer des plants.  Également, tous les supermarchés ont un petit présentoir de graines.  «Je ne l’ai pas essayé, mais on me dit que si on plante une tranche de tomate du commerce dans la terre, ça finit par pousser.  En général, j’achète mes semences chez Vessey.  Ils nous les livrent seulement lorsque c’est le temps de démarrer les semis ou de les mettre dans la terre.  Ces temps-ci, ils sont débordés.  C’est pour ça que je mentionne les autres possibilités.  On commence petit et on apprend.  Ces temps-ci avec les enfants, ça peut être une façon de se fixer des objectifs et de se rassurer que certaines choses ne changent pas», assure Jacinthe Lemire. 

 

Pour suivre les capsules vidéo de l’horticultrice Marthe Laverdière : www.youtube.com/channel/UCC4cYDyCtuSqo6dNp4kvVgA. 

 

Pour démarrer des plants à partir des semences, Jacinthe Lemire utilise les supports standards du commerce mais aussi les pots qui lui tombent sous la main.  Dans ce domaine, la réutilisation est reine. 

 

Cette année, Jacinthe Lemire a ajouté des choux à son éventail.  Souhaitons lui bonne chance.

 

La preuve que c’est possible de faire pousser des brocolis sous nos climats (jardin 2019).  (Photos : Gracieuseté)

L'Île-du-Prince-Édouard en images