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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 27 décembre 2018

Lucas Arsenault fait du kiteboarding depuis huit ans, et pratique surtout les disciplines dites “freestyle” et “parkriding”.  La vidéo promotionnelle met également l’accent sur les paysages idylliques de l’Î.-P.-É., trop peu connus des amateurs de ce sport extrême.  La vidéo peut être visionné sur le Web au www.youtube.com/watch?v=9XMahCsYYd4.  (Photos : Gracieuseté)

Âgé d’à peine 21 ans, le Prince-Édouardien Lucas Arsenault mène une carrière internationale dans son sport de prédilection, le kitesurf ou kiteboarding.  Cela ne l’empêche pas de conserver un attachement tout particulier à son lieu de naissance, et c’est ce qu’il a voulu mettre en valeur dans une vidéo tournée à l’automne dernier sur les plages de l’Île-du-Prince-Édouard.

On y voit le natif d’Abram-Village, accompagné des athlètes Tom Bridge (Royaume-Uni) et Théo Demanez (France), réaliser une multitude de figures propres à leurs styles spécifiques.  Pour un spectateur néophyte, elles se suivent et se ressemblent, mais pour un œil averti, Lucas Arsenault assure que c’est une accroche supplémentaire. 

«J’ai voulu montrer que l’Île-du-Prince-Édouard est remplie de “spots” aussi bons que n’importe où ailleurs, alors que peu de gens connaissent l’endroit.  Le choix des “riders” spécifiques, avec des styles différents, c’est pour atteindre plus d’athlètes sur le marché du kiteboarding, parce que ça prouve qu’on peut pratiquer plusieurs disciplines», explique le jeune athlète, de passage à l’Île entre deux voyages dans le Sud. 

Filmée en deux semaines au mois de septembre, où les vents sont les meilleurs d’après Lucas Arsenault, la vidéo d’environ cinq minutes comporte plus de douze endroits, et aurait pu en montrer une vingtaine d’autres.  «On a été dans des endroits où même moi je n’avais jamais été! Il y a vraiment beaucoup de “spots” à l’Île, c’est rare, des endroits comme ça», témoigne l’athlète. 

Une alliance naturelle

C’est lui-même qui a eu l’idée et coordonné la réalisation de la vidéo, filmée par le montréalais Vincent Bergeron. Une partie du financement, 2 500$, a été allouée par Cabrinha Kites, la marque pour laquelle compétitionnent les trois athlètes du film. Un autre 3 500 $ a été ajouté par Tourisme Î.-P.-É., qui y voit une manière de promouvoir ce tourisme sportif très niché, mais aussi de faire connaître une autre facette de l’Île. 

«On est très chanceux d’avoir un champion canadien comme Lucas Arsenault, c’est un excellent ambassadeur de la province», s’exclame la directrice générale de Tourisme Î.-P.-É., Brenda Gallant.  Elle confirme avoir embarqué immédiatement dans le projet, y voyant une occasion de promouvoir l’Île et ses plages en plus des activités extérieures.  «Avec Lucas, c’est facile, parce qu’il a une réelle passion pour son sport et pour l’Île.  C’était naturel qu’on dise oui», enchaîne-t-elle. 

Pour les adeptes du kitesurf, qui recherchent toujours de nouveaux défis et des endroits inexplorés, les promesses de la vidéo pourraient valoir le détour.  «Plusieurs athlètes m’ont écrit pour me dire qu’ils allaient venir faire un tour l’été prochain, avant d’aller auxÎles-de-la-Madeleine», illustre Lucas Arsenault.  Ce second endroit est mieux reconnu pour la pratique du kiteboarding, mais l’athlète estime que sa province natale n’a rien à lui envier. 

«Il y a un stéréotype de dire qu’il fait froid ici, donc les gens pensent que c’est mieux aux Îles, mais non.  C’est juste plus petit, donc il y a plus de monde, alors que l’Î.-P.-É. est moins connue et ça donne beaucoup plus de liberté», conclut-il.  Il faudra attendre le début de la saison, vers la mi-mai, pour savoir si la vidéo saura réellement attirer les passionnés jusqu’aux rives de l’Île-du-Prince-Édouard. 

- Par Ericka Muzzo

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