Patrimoine
24 juillet 2022 Par Jacinthe Laforest 
À l’aide de plusieurs images projetées sur l’écran, Clem Gallant a partagé quelques photos présentées dans son livre récent. 

La paroisse Saint-Augustin de Rustico est parmi les plus riches en histoire de la province et Clem Gallant a renoué avec l’histoire de sa paroisse natale au cours de la rédaction de son plus récent ouvrage, portant justement sur l’histoire de cette belle paroisse acadienne. 

La grande salle de l’édifice de la Banque des Fermiers s’est remplie le mercredi 13 juillet pour le lancement du plus récent ouvrage de Clem Gallant, sur l’histoire de la paroisse Saint-Augustin de Rustico.  

Natif d’Oyster Bed Bridge, il a quitté son village lorsque ses parents, Clarisse et Jacques Gallant, sont partis vivre à Souris.  

Les souvenirs de son enfance, dans la paroisse, sont encore très vifs.  Il se souvient, entre autres, qu’enfant, il vendait du poisson pêché par son père.  «Le poisson était frais au début de mon trajet et un peu moins à la fin.  Je me souviens que je passais devant la Maison Doucet, sur la pointe.  Elle était négligée.  Je suis content qu’elle ait été sauvegardée», dit-il, dans sa courte présentation du livre.  

Une grande partie du livre parle de l’influence du clergé.  Pendant les 10 années qu’il a passées à Saint-Augustin, le père Georges-Antoine Belcourt a fait faire à la paroisse et aux paroissiens un bond impressionnant vers la modernité (pour l’époque), en facilitant l’accès à l’éducation et au crédit notamment.  Encore aujourd’hui, son héritage reste présent.  

Enfant, Clem Gallant se souvient avoir adoré écouter les histoires que ses oncles et ses tantes racontaient.  «J’ai commencé par la généalogie, mais je trouvais cela ennuyeux, juste des noms et des dates.  Puis j’ai commencé à m’intéresser plus sérieusement à la petite histoire», dit Clem Gallant.  

Après son adolescence à Souris, Clem Gallant s’est établi à Summerside.  Au fil des années, il avait perdu contact avec les gens de sa paroisse natale.  Puis, il a décidé de se reconnecter.  «J’ai pris l’habitude d’aller à pratiquement toutes les funérailles pour rencontrer les gens, pour reprendre contact avec les familles qui connaissaient ma famille.  Maintenant que je vis ici dans la paroisse, ça m’aide beaucoup», dit-il.  

Clem Gallant n’en est guère à son premier livre.  Ses ouvrages précédents incluent : Memoires of Oyster Bed Bridge; Scrapbook-Life in Oyster Bed Bridge in St. Augustine’s Parish, Rustico PEI; Letters of Domition Gallant and Eugenie Martin 1889-1892; Scrapbook of the Driscoll Family of Johnstone’s River; ainsi que Nantes-Flood Families of Kelly’s Cross.  

Ces cinq ouvrages, en plus de son plus récent, étaient disponibles pour la vente lors du lancement du 13 juillet.  James Perry de Summerside, grand amateur d’histoire et de généalogie locales, a acheté trois livres, incluant le plus récent.  «J’ai une collection d’ouvrages locaux.  Je les trouve toujours très riches», dit-il, en montrant ses récentes acquisitions.  

En plus de ses livres «publiés», Clem a aussi des ouvrages «numériques», qu’il peut faire imprimer sur demande et vendre «pour le prix du papier», dit-il.  

Lors de la soirée de lancement, il a vendu et signé de très nombreux exemplaires de son récent ouvrage, avec un plaisir évident.  

clem2Lors du lancement de son plus récent ouvrage, portant sur la paroisse Saint-Augustin de Rustico, Clem Gallant (à gauche) est accompagné de son épouse, Yvonne Doucette, et de deux de ses filles, Jane Gallant et Julie Chisolm, de Summerside. 

clem3Plusieurs visages familiers au lancement du livre.  (Photo : J.L.) 

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