Patrimoine
13 mars 2022 Par Jacinthe Laforest IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne
Annys Kiddie (à droite), propriétaire avec son mari Dennis, de l’ancien presbytère de Baie-Egmont, reçoit l’enseigne et le certificat attestant de la désignation en vertu de la loi provinciale sur les lieux d’importance historique.  L’enseigne ronde que tient la lieutenante-gouverneure Antoinette Perry (à gauche), sera apposée à l’extérieur de la maison plus que centenaire.  (Photos et montage : J.L.)

L’ancien presbytère de la paroisse Saint-Philippe et Saint-Jacques de Baie-Egmont fait maintenant partie des quelque 70 propriétés et endroits désignés et protégés par la loi provinciale sur les places d’importance historique.  Ce sont les propriétaires actuels qui ont entrepris les démarches.  

Lorsque Annys et Dennis Kiddie ont emménagé dans la demeure qui était autrefois le presbytère de Baie-Egmont, la maison était inoccupée depuis trois ans.  «Il y avait des rats et des souris.  L’eau ne marchait pas, l’électricité ne marchait pas et le chauffage non plus.  Mais à présent, nous aimons notre maison et nous ne voulons pas que quelqu’un arrive, dans 15 ou 20 ans, et la démolisse pour faire un rond-point ou construire des appartements», explique Annys Kiddie en entretien téléphonique, le jeudi 3 mars.  

Quelques jours auparavant, le dimanche 27 février, le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard a profité de la cérémonie des prix du patrimoine, au centre Eptek à Summerside, pour octroyer les symboles de la désignation.  

«J’ai reçu l’aide de Georges Arsenault, l’historien acadien de l’Île, pour documenter notre demande.  Il avait des photos et beaucoup d’informations.  Nous avons appris qu’il y avait une belle véranda sur trois côtés de la maison.  On nous a dit que lorsqu’elle a été détruite, dans les années 1970, si je me souviens bien, des paroissiens ont pleuré.  Nous aimerions être capables de reconstruire cette véranda, mais ça coûterait de l’argent.»

Les propriétaires de propriétés désignées peuvent être éligibles à un programme de subvention.  Mais selon Annys, le seul programme qu’elle connait ne fournit pas suffisamment d’aide.  «Pour avoir de l’aide à hauteur de 3 000 $, nous devons dépenser 9 000 $.  Nous continuons à chercher pour trouver des sources de financement», dit Annys.  

La désignation protège la propriété de travaux qui pourraient la défigurer et lui enlever son caractère d’origine.  Mais il est possible de faire des travaux d’entretien, ou cosmétiques, pourvu qu’ils soient approuvés en vertu de la désignation. 

La paroisse Saint-Philippe et Saint-Jacques a été établie en 1812.  Le tout premier presbytère, construit dans les années 1820, a été remplacé par la construction actuelle, en 1886.  Le charpentier local, James McNally, a construit cette maison impressionnante.  Comme nous l’avons dit plus tôt, la véranda a été enlevée et du revêtement de vinyle recouvre maintenant le bois d’origine, mais les propriétaires actuels sont déterminés à conserver son caractère historique à la propriété.  

On se souvient que l’église qui flanquait le presbytère a été détruite en 2010 (www.gov.pe.ca/hpo/app.php?nav=details&p=8575).

Annys Kiddie soutient que d’autres propriétés ou endroits dans la région Évangéline pourraient faire l’objet d’une protection.  Alors que moins de 70 propriétés sont désignées en vertu de la loi, moins de 500 sont inscrites au registre provincial. (www.gov.pe.ca/hpo/app.php) 

Pour plus d’information sur les sites historiques provinciaux et canadiens , visitez le www.peihistoricplaces.ca et le www.historicplaces.ca.  

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