FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 22 septembre 2020

- Par Jacinthe Laforest

Georges Arsenault (historien conférencier), Louise Brunel et Isabelle Dasylva-Gill (employées de la SSTA), Mario LeBlanc (qui a écrit une chanson pour le 100e anniversaire) et Colleen Soltermann, présidente de l’organisme, ont tous, à des degrés variés, des raisons personnelles et professionnelles d’être redevables à la Société acadienne et francophones de l’Île (SSTA).  Ils invitent les gens à visiter l’exposition pour constater de quelle façon ils sont redevables à la SSTA.

 

Officiellement, les célébrations du 100e anniversaire de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, maintenant la Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, prendront fin le 24 octobre lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme.  Cependant, l’exposition inaugurée le 20 septembre se poursuivra jusqu’à la fin octobre.

 

«J’ai trois mots pour inaugurer cette exposition : bienvenue, merci d’être là et finalement… finalement parce que ça nous a pris du temps, mais on y est arrivés».  C’est avec ces quelques mots qu’Isabelle Dasylva-Gill, directrice de la Société, a inauguré l’exposition sur les 100 ans d’histoire de la SSTA, le dimanche 20 septembre au Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard. 

 

L’exposition comporte des panneaux thématiques, des dates importantes, des documents et artefacts sous verre ainsi que des photos tirées des archives de La Voix acadienne, qui ont augmenté l’exposition d’une manière fort agréable. 

 

Le conférencier, Georges Arsenault, a, à son habitude, offert des informations très pertinentes sur les nombreuses réalisations de la SSTA.  Même si c’est un peu contradictoire aujourd’hui étant donné les luttes menées pour l’instruction en français depuis les années 1980, Georges Arsenault a rappelé que si un grand nombre de Prince-Édouardiens ont accès à l’immersion française, c’est grâce à la SSTA. 

 

Il a expliqué dans sa conférence que c’est la SSTA qui a présenté au ministère de l’Éducation de l’époque (années 1970) l’étude qui a mené à l’embauche des coordonnateurs de français dans chacune des commissions scolaires anglophones, et que ce sont ces coordonnateurs qui ont imaginé le programme d’immersion à l’Île.  L’étude en question, un document qui fait presque 5 cm d’épaisseur, se trouve dans l’exposition.

 

La SSTA a été fondée en 1919 par l’Association des instituteurs acadiens.  À l’origine, elle avait pour mandat d’amasser de l’argent pour permettre à des jeunes Acadiens de faire des études au-delà de la 8e année pour acquérir des connaissances utiles au développement de la communauté, car depuis le début, les fondateurs avaient compris que l’instruction était la clé pour l’avancement de l’Acadie de l’Île.  C’est encore le cas aujourd’hui. 

 

À partir des années 1930 (1935-1936), grâce aux bourses débloquées par le grand quêteur acadien, J. Henri Blanchard, un grand nombre de jeunes ont obtenu des bourses pour aller étudier dans de grandes institutions d’enseignement réparties dans toutes les régions du Québec. 

 

«Si j’ai fait des études en folklore, c’est grâce à la SSTA qui m’a embauché et m’a demandé de faire des fascicules sur la culture et les traditions acadiennes.  J’ai décidé de poursuivre dans cette voie.  C’est aussi grâce aux démarches de la SSTA que Radio Canada a créé une émission du matin pour l’Île, ce qui a mené à ma carrière à la radio.  Je suis redevable à la SSTA.  Quand on fouille un peu, on découvre que la SSTA a été un levier dans presque tous les services et institutions dont nous profitons aujourd’hui», a insisté Georges Arsenault. 

 

Pour conclure l’ouverture de l’exposition, Mario LeBlanc (Fayo) a présenté la chanson qu’il a écrite pour ce 100e, à la demande de la SSTA. 

 

La salle du Musée acadien était juste assez grande pour accommoder tous les participants en respectant les écarts sanitaires.

 

Darlene Arsenault a de bons souvenirs de son mandat à la présidence de la SSTA. 

 

Le vernissage était entièrement filmé.  La version finale inclura également des témoignages de différentes personnes, sur leurs expériences par rapport à la SSTA.  Sur la photo, Mame Faty livre son témoignage.  (Photos : J.L.) 

L'Île-du-Prince-Édouard en images