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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 15 avril 2015

Marie Burge et Trish Altass croient qu’il est possible, voir assez facile, de créer un revenu de base garanti pour tous les résidents de l’Î.-P.-É.

Colette Arsenault d’Abram-Village suit le dossier d’un revenu de base garanti à l’Île-du-Prince-Édouard depuis plusieurs années.  Elle ne comprend pas pourquoi la province ne peut pas mieux s’organiser afin de donner un revenu de base à chaque citoyen.

«Il y a des règlements qui n’ont pas de bon sens et qui maintiennent tellement de personnes dans la pauvreté», dit Colette Arsenault sans cacher sa frustration.  «Par exemple, un individu qui est sur l’assurance emploi fait ordinairement plus d’argent que quelqu’un qui travaille au salaire minimum!  Nos programmes sociaux ont vraiment besoin d’être refaits».

Selon Mme Arsenault, les programmes sociaux doivent mieux répondre aux besoins de la personne.  Elle suggère qu’il faut mieux évaluer le cas de chaque personne et être en mesure de les aider, surtout financièrement, à retourner aux études ou à trouver un emploi. 

«Si notre gouvernement donnait de l’argent à nos petites et moyennes entreprises afin de leur permettre de mieux payer leurs employés, pensez-vous qu’il y aurait autant d’hommes et de femmes qui déménageraient dans l’ouest pour le travail?», demande Colette Arsenault.  «Je serais curieuse de connaître la réponse.»

C-BIG

À Summerside, une trentaine d’individus concernés ont pris part à un forum communautaire sur le revenu de base garanti, mis sur pied par C-BIG, (Campaign for a basic income guarantee for PEI).  

Sans exception, les personnes présentes trouvaient qu’il était grand temps que la province adopte l’idée d’un revenu de base garanti pour ses citoyens.  

«Quand nous parlons aux Insulaires, nous apprenons qu’ils s’inquiètent du bien-être des autres», dit Marie Burge, porte-parole de C-BIG.  «Les Prince-Édouardiens se préoccupent de l’inclusion, de vivre une vie productive et d’assurer la dignité de tout le monde.  Nous ne vivons pas dans un monde démocratique lorsqu’il y a tellement de personnes dans la pauvreté et seulement un petit pourcentage de riches».

Également, Marie Burge explique qu’il est déplorable que des étudiants universitaires finissent leurs études endettées jusqu’au cou.  

«Les gens ne remplissent pas leur potentiel parce qu’ils sont pauvres ou endettés», dit Mme Burge.  «Ce n’est pas du tout acceptable qu’au 21e siècle, nous soyons incapables de répondre aux droits fondamentaux de l’être humain.  C’est inexcusable».

C-BIG organise son dernier forum communautaire ce jeudi 16 avril à 18 h 30 au Centre Murphy’s, à Charlottetown.  Son site Web est cbigpei.wix.com.  

- Par Nick Arsenault

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