Éducation
02 juillet 2023 Par Marine Ernoult / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne
Bruce Joshua est le directeur par intérim de la Commission scolaire de langue française.  (Photo : La Voix acadienne)

En cette fin du mois de juin, l’année scolaire s’achève. Malgré des événements éprouvants, Bruce Joshua, directeur général par intérim de la Commission scolaire de langue française, dresse un bilan positif de l’année écoulée. 

Nous y sommes, c’est la fin de l’année scolaire pour les élèves de la Commission scolaire de langue française (CSLF). L’atmosphère n’est plus la même dans la cour et les couloirs, ni même dans les salles de classe. 

La fin de l’année charrie son lot de passages obligés : les dernières évaluations et passages d’examens. Et puis il y a les réjouissances finales : les cérémonies de remise de diplômes pour les 52 finissants des six écoles de la CSLF. 

Bruce Joshua, directeur général par intérim de la CSLF, dresse un bilan positif de l’année écoulée : «Ça a été une année de collaboration entre nos écoles, mais aussi avec les commissions scolaires francophones des autres provinces en Atlantique.»

Collaboration interprovinciale 

En mai, les chefs de file éducatifs des districts scolaires francophones de l’Île-du-Prince-Édouard, de Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve se sont rencontrés afin d’échanger de bonnes pratiques en matière d’enseignement. 

«On a discuté de nos méthodes et stratégies respectives dans le domaine de la numératie, de la littératie et du français oral, détaille Bruce Joshua. On a aussi réfléchi à des façons de rendre nos écoles plus engageantes.» La prochaine rencontre aura lieu en novembre à l’Î.-P.-É.

Avec cette ambition de cultiver le goût d’apprendre, l’école François-Buote a lancé des cours exploratoires pour les élèves de la 7e à la 9e année. Les enfants, regroupés par centre d’intérêt et non par groupe d’âge, apprennent par exemple le judo ou la robotique. 

«Ils découvrent de nouveaux domaines, on est hors de l’éducation traditionnelle, explique Bruce Joshua. Mais on s’aligne avec les objectifs d’apprentissage du ministère et ça permet d’aborder des notions transdisciplinaires.» La CSLF veut étendre ce type de cours aux cinq autres écoles. 

Améliorer le français à l’oral 

Parmi les succès des derniers mois, le responsable évoque également la pièce musicale présentée par les élèves du club d’art dramatique de l’École Pierre-Chiasson, ou encore l’arrivée en finale de l’équipe de hockey commune aux écoles Pierre-Chiasson, Évangéline et École-sur-Mer. 

«Ça fait exister le français à l’extérieur des salles de classe, au cœur de la communauté», souligne Bruce Joshua. 

Entre les dégâts provoqués par Fiona à l’École Évangéline, la mort brutale d’un élève à l’École François-Buote et le départ de son directeur général, l’année a été éprouvante pour la CSLF.

Bruce Joshua songe, lui, à la prochaine rentrée scolaire et aux nombreux défis qui l’attendent. Il alerte notamment sur le manque de places pour accueillir les élèves face à la croissance sans précédent de la population étudiante.

La CSLF veut par ailleurs mettre l’accent sur la pratique orale du français. Le 1er septembre, les enseignants sont conviés à une journée de développement professionnel sur le sujet. «C’est la responsabilité de tout le corps enseignant, pas seulement de l’enseignant de français», insiste Bruce Joshua.  

 

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