Éducation
04 septembre 2022 Par Jacinthe Laforest 
Le directeur général de la CSLF, Gilles Arsenault.  (Photo : Archives de LVA)

Quiconque suit un peu les actualités sait que dans tous les domaines, des pénuries de personnel causent des retards, des annulations, et des maux de tête.  En enseignement, le manque de personnel se fait sentir, mais la Commission scolaire de langue française a bien tiré son épingle du jeu, grâce à un recrutement proactif.

Selon le directeur général de la Commission scolaire de langue française (CSLF), Gilles Arsenault, le personnel est en place pour la rentrée.  «En comptant les transferts d’école, les congés de maternité ou de maladie, les nouveaux postes, les départs à la retraite, on a bougé dans 47 postes à la grandeur de l’organisation.»

Gilles Arsenault est bien au courant des difficultés que ses homologues du pays entier rencontrent dans leurs efforts de recrutement.  Une stratégie de recrutement proactif a été mise en place.  «On a fait 50 entrevues en trois semaines pour pourvoir nos postes.  On s’y est pris plus tôt, pour confirmer les contrats.  À ce point-ci [le mardi 23 août], il nous reste un poste en counselling pour l’est de l’Île à pourvoir et un poste en enseignement.  Et on y travaille», dit le directeur général.  

Outre ces deux postes qui étaient encore à pourvoir la semaine dernière, la CSLF recherche aussi deux candidats pour les postes de suppléants itinérants, un concept en vigueur depuis l’an dernier.  «Le recrutement de suppléants est une tâche sur laquelle nous travaillons continuellement.  On a besoin d’ajouter des personnes sur nos listes pour chaque école.  Depuis l’an dernier, les prérequis de base ont changé.  Au lieu de deux années d’études postsecondaires requises, on demande maintenant un minimum d’une année d’études postsecondaires», rappelle Gilles Arsenault.

Depuis quelques années, la CSLF embauche à l’international.  Cela élargit le bassin des candidats, mais cela ajoute des défis administratifs, entre autres pour les questions d’immigrations, d’obtention des visas et des permis de travail.

Clientèle scolaire en croissance

L’École François-Buote continue de connaître une croissance exponentielle.  Le nombre d’élèves dépasse maintenant les 450, en route pour le chiffre symbolique de 500 élèves à très court terme.  Le résultat est qu’une classe mobile externe accueillera des élèves dès la rentrée, et ce, jusqu’à ce que le prochain projet d’agrandissement soit terminé.  Les progrès suivent leur cours.  À l’École La-Belle-Cloche, les niveaux autrefois combinés ont été séparés pour former deux classes distinctes, un changement justifié par le nombre croissant d’élèves.  

À l’École Évangéline, évidemment, une annonce est attendue incessamment.  «On sait que les gens attendent ça avec impatience, mais c’est vraiment la ministre qui décide.  Je pense qu’on aurait peut-être pu faire une annonce cet été, mais en fait, on a pensé que septembre serait mieux, avec les enfants à l’école, etc.  Donc, c’est en chemin», dit Gilles Arsenault.  

Avec toutes ces nouveautés, et la perspective d’une année sans trop de restrictions liées à la COVID, Gilles Arsenault a très hâte à la rentrée des élèves le 7 septembre.  Les enseignants, pour leur part, auront déjà commencé leur année quelques jours plus tôt.  

«Je pense que l’été a fait du bien à tout le monde.  L’an dernier, en plus de la COVID, on avait de nouveaux systèmes qui étaient en vigueur, comme la Power School.  À la fin de l’année, on sentait une fatigue parmi le personnel. On souhaite une année normale», conclut Gilles Arsenault.  

nouveauxenseignantsLes nouveaux enseignants de la Commission scolaire de langue française étaient en journée d’orientation le vendredi 26 août.  La journée était animée par Jaclyn Reid (à droite) et Paulette LeBlanc, du ministère de l’Éducation et de l’apprentissage continu.  (Photo : J.L.)

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