Éducation
21 octobre 2021 Par Jacinthe Laforest
Marise Chapman, directrice de l’École La-Belle-Cloche. (Photo : J.L.)

Le mois de septembre a été éprouvant à l’École La-Belle-Cloche à Rollo Bay.  Un seul cas positif de COVID-19 d’une élève au primaire a entraîné un branle-bas de combat impressionnant et la mise en isolement de 25 familles pendant deux semaines.  Une situation qui pourrait se répéter, étant donné les multiples interactions des élèves chaque jour. 

«Notre école a l’air d’être isolée, mais nos élèves sont très impliqués dans les sports scolaires et dans les sports communautaires.  Nous avons des élèves qui jouent à la ringuette, au football, au hockey, au soccer à des niveaux compétitifs de triple A et de double A. Nous en avons qui font de la danse compétitive…», souligne Marise Chapman, directrice de l’École La-Belle-Cloche.

Pour mieux illustrer la situation, la directrice utilise sa propre famille.  «Hier (le mardi 12 octobre), mon fils qui joue au soccer avec l’équipe de l’école de Souris avait une partie à Gulf Shore à Rustico.  Le même soir, ma fille avait un entraînement de hockey midget triple A à Charlottetown avec des jeunes qui viennent de Souris, de Montague et de plusieurs écoles secondaires de Charlottetown.  Après sa partie de soccer à Gulf Shore, mon fils a fait du covoiturage pour une partie double A, à Montague.  Et finalement, mon fils aîné avait une partie de volleyball senior ici à l’école.  Donc, en une journée, moi, mon mari et mes enfants, on accumule des centaines de contacts, et notre famille est loin d’être exceptionnelle.  Pour notre école, c’est typique.  Ça explique à quel point c’est complexe de faire le suivi des contacts proches, des personnes qu’on a côtoyées plus ou moins 15 minutes…»

Et ça explique aussi que le taux d’absentéisme à l’école soit plus haut que d’habitude.  «Ce n’est pas par crainte d’attraper la COVID, c’est par crainte de la transmettre à quelqu’un sans le savoir.  Les gens sont prudents.  Un nez qui coule, et on garde l’enfant à la maison».

Pour aider les parents à gérer les craintes et baisser le taux d’absentéisme, l’école met à disposition des kits de tests rapides pour les enfants de 12 ans et moins.  «Dans notre région, il n’y a pas de clinique de dépistage officielle.  Il faut aller à Charlottetown pour un vrai test, ou au centre Accès ÎPÉ de Souris pour un test rapide.  Ce n’est pas toujours pratique et possible d’aller chercher une trousse de test au centre Accès, alors on a décidé de les fournir ici.  Ça rassure.  J’ai des parents qui appellent le matin pour me dire que leur enfant a le nez qui coule un peu, qu’ils ont fait le test et qu’il est négatif.  Autrement, si un enfant arrive à l’école avec des symptômes de rhume, sans résultat négatif, je suis obligée de le retourner à la maison.  Ce ne sont pas des situations faciles à gérer», avoue la directrice. 

De bonnes nouvelles

L’École La-Belle-Cloche compte cette année 127 élèves et un nombre record de 10 finissants pour l’établissement.  Le maximum atteint jusqu’à présent était six finissants. 

«Au cours des récentes années, on a réussi à garder presque tous nos élèves au secondaire.  On les écoute, on leur offre des cours qui leur plaisent.  Vous savez, d’année en année, les groupes changent et les intérêts changent.  Et on tente de s’adapter.  Ce semestre, j’ai programmé le cours d’art culinaire et tout de suite il y a eu de l’intérêt.  Par contre, le cours de métier n’avait pas le même intérêt que les années passées.  Et je remarque aussi qu’au secondaire, nos élèves sont de moins en moins attirés par la musique.  Nous observons cela, nous écoutons nos jeunes et nous leur offrons des styles d’enseignement variés pour répondre le mieux possible au style d’apprentissage préféré de chaque élève», insiste la directrice, qui se réjouit par ailleurs de pouvoir compter sur un personnel stable qui n’a connu aucun changement depuis l’an dernier. 

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