Éducation
07 octobre 2021 Par Jacinthe Laforest
La directrice de l’École François-Buote, Isabelle Savoie-Jamieson. (Photo : J.L.)

L’École François-Buote à Charlottetown attire de plus en plus d’élèves.  La population étudiante atteint en ce début d’automne les 460 élèves, une augmentation significative comparée à l’année dernière.  La directrice de l’ÉFB, Isabelle Savoie-Jamieson, impute une partie de l’augmentation à la COVID-19. 

L’augmentation de quelque 50 élèves s’explique en partie par la différence entre les 15 élèves qui ont quitté l’école avec leur diplôme en juin dernier, et les quelque 45 élèves qui sont entrés en maternelle, mais pas complètement. 

«On a eu des inscriptions de partout et à tous les niveaux, et je pense que c’est à cause de la COVID-19 en partie.  L’Île-du-Prince-Édouard est dans une position très enviable et enviée par des gens d’ailleurs au Canada et dans le monde.  Maintenant que les gens peuvent travailler presque de n’importe où, on a des gens qui ont choisi de venir ici à l’Île, parce qu’ils y ont de la famille ou parce qu’ils entendent que la pandémie est bien gérée par notre gouvernement et notre système de santé.  Tout l’été, comme jamais auparavant, j’ai eu des demandes d’inscription.  C’est très excitant», dit Isabelle Savoie-Jamieson. 

La rentrée de septembre dernier s’est bien passée, malgré la fermeture de 72 heures ordonnée par la santé publique.  «Les élèves n’étaient pas à l’école, mais pour nous, les enseignants, c’était un temps de préparation en prévision d’un apprentissage en virtuel.  On ne savait pas ce qui serait décidé pour le jeudi matin [après la fermeture de 72 heures du lundi 13 septembre au mercredi 15 septembre.  C’est drôle parce que mercredi après-midi, alors qu’on se préparait, on a commencé à entendre des cris de joie dans l’école, parce que la santé publique venait d’annoncer que les écoles rouvriraient le lendemain.  On était content parce que le virtuel, ce n’est pas comme le présentiel.  Pour les enfants, pour l’apprentissage pour les familles, pour les enseignants, le présentiel c’est ce qu’il y a de mieux».

La francisation est enfin assurée

Deux enseignantes sont affectées à temps plein à la francisation.  «On sait que ça inquiétait certains parents, et ces deux postes à temps plein les rassurent, mais ils rassurent aussi tout le monde.  Le langage, c’est ce qui est le plus important, c’est la base, la fondation sur laquelle l’élève construit son parcours scolaire et sa réussite.  On est très content que la Commission scolaire de langue française nous ait octroyé ces deux postes.  La francisation, c’est de la maternelle jusqu’à la 2e année.  Pour les autres niveaux, nous avons une enseignante fournie par le ministère de l’Éducation pour les élèves qui apprennent le français comme langue additionnelle.  Au début, elle était ici seulement quelque temps le matin, mais elle est maintenant parmi nous pour les avants-midi complets!  Alors c’est une grande aide pour les élèves qui nous arrivent d’autres pays, par exemple.  Et cela aussi, ça nous donne un coup de main». 

La suppléance reste un défi

Le besoin en suppléants reste très vif.  Et la COVID-19 n’a pas amélioré la situation.  «Je pense que c’est même pire cette année.  On a des suppléants qui ont retiré leur nom de notre liste, parce qu’ils ont vu qu’il pouvait y avoir des cas de COVID-19 dans les écoles.  Jusqu’à présent, on avait été épargné.  On dirait que les cas restaient en dehors de nos portes, mais cette année, la COVID est rentrée dans les écoles.  On n’a pas eu de cas ici, mais tout de même…»

Isabelle Savoie-Jamieson en appelle aux personnes qui aimeraient tenter l’expérience, de participer à titre de suppléants.  Il n’est pas nécessaire de posséder un baccalauréat en éducation ni même un baccalauréat.  Il faut faire une vérification des antécédents judiciaires et c’est à peu près tout.  «J’encourage les gens à mettre leur nom.  Ils communiquent leurs préférences d’école, de niveaux et de matières, et leurs disponibilités, et lorsque leur application est complétée et en règle, le ministère avise la CSLF, qui elle avise les écoles qu’une telle et telle personne peut faire de la suppléance.  C’est un besoin pour notre école et pour toutes les écoles de notre commission scolaire», rappelle la directrice de l’École François-Buote.

En terminant, Isabelle Savoie-Jamieson insiste sur l’excellente collaboration avec le conseil étudiant et les gens du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, ainsi qu’avec tous les partenaires en éducation, pour créer un climat d’apprentissage sain et efficace.  «On doit bien sûr prendre la COVID en considération lors de nos prises de décisions, mais on ne veut pas que cela dicte tout!  Conjointement avec un environnement sain, nous voulons offrir le meilleur enseignement possible.». 

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