Éducation
04 octobre 2021 Par Jacinthe Laforest
ominique Morency de Mont-Carmel est la nouvelle directrice de l’École Évangéline. La rentrée s’est faite dans un climat calme.(Photo : J.L.)

Comme dans les autres écoles, l’École Évangéline, à Abram-Village, a vu sa rentrée 2021 presque normale devenir un peu moins normale et ce très rapidement.  Néanmoins, la transition à un niveau d’alerte plus élevée s’est faite en douceur.  Cela augure bien pour cette première année à la direction pour Dominique Morency.

«Ça se passe très bien.  J’ai vécu la rentrée plusieurs années comme directrice adjointe et maintenant, je le fais comme directrice.  Ce n’est pas le même angle.  Et j’ai un nouveau directeur adjoint, Ghislain Saulnier, qui enseigne ici à l’école depuis 2009.  Nous sommes une nouvelle équipe.  Et nous avons aussi quelques nouveaux enseignants.  Ce sont les grandes nouveautés», dit la nouvelle directrice de l’École Évangéline. 

Au début de l’année, son message au personnel a été clair : «nous sommes dans un contexte de risque faible, mais ça pourrait changer vite», et ça a changé vite dès la seconde semaine d’école. 

«Ici, à l’ÉÉ, je touche du bois, on n’a pas eu de cas.  Dit autrement, si on avait un cas, ça serait du nouveau.  Mais on prend toutes les précautions qui sont recommandées, on suit les procédures.  Ce qui nous aide cette année, c’est que les cohortes peuvent inclure jusqu’à 100 élèves.  On a tout de même divisé nos cohortes par groupes de niveaux.  Nous avons une vieille école.  Ça présente des inconvénients, mais pour mettre en place un plan opérationnel de COVID, c’est idéal parce que tout est séparé.  Notre seul gros ajustement a été la cafétéria, mais comme on peut avoir jusqu’à 100 personnes en même temps, on a juste prolongé l’heure du dîner pour éviter que trop d’élèves soient là en même temps», décrit la directrice.  Cette année, l’École Évangéline compte 209 élèves, ce qui est un chiffre stable, par rapport aux années précédentes. 

Pédagogie engageante

À l’École Évangéline, l’accent est mis sur la pédagogie engageante et sur une valorisation constante de la langue française.  «Même si on est dans la région la plus homogène francophone de l’Île, maintenir le français reste un défi de tous les jours».

Dans son mémoire de maîtrise, défendu juste avant la pandémie, au début de 2020, Dominique Morency a constaté que les élèves considéraient souvent qu’ils parlaient trois langues : le français et l’anglais, mais aussi l’acadien.  «Par exemple, plusieurs ont répon-du à mon questionnaire en disant que la langue maternelle de leur mère est l’acadien.  Alors, quand on leur dit de parler français, est-ce qu’ils comprennent qu’au fond, on leur dit de parler leur langue acadienne? Je trouve toutes ces questions très intéressantes», dit Dominique Morency. 

Cette année, elle siègera au comité tripartite de collaboration scolaire, communautaire et préscolaire, et elle suivra également assidûment les travaux du comité de planification de la nouvelle École Évangéline. 

La nouvelle directrice enseigne à l’École Évangéline depuis 2007, et elle avait, auparavant, enseigné à l’École Pierre-Chiasson, où elle avait commencé sa carrière. 

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