Éducation
22 septembre 2021 Par Jacinthe Laforest
Sylvain Gagné, directeur de l’École Saint-Augustin. (Photo : Archives de La Voix acadienne)

À l’École Saint-Augustin (ÉSA), la plus petite école de La Commission scolaire de langue française, la collaboration est une approche de tous les jours.  Cette année encore plus que d’habitude, étant donné les défis d’espace.

L’École Saint-Augustin ne suit pas la tendance de sa voisine de Charlottetown (ÉFB).  Elle perd des inscriptions.  «On a deux familles qui ont déménagé, une au Québec et l’autre aux États-Unis.  On a perdu six élèves comme ça, et en plus, une de nos familles s’est transférée vers l’École La-Belle-Cloche à Rollo Bay.  Nos inscriptions n’ont pas été suffisantes pour compenser le manque», constate le directeur de l’ÉSA, Sylvain Gagné, tout de même légèrement surpris. 

«Je suis les actualités, et je voyais des tendances qui me faisaient penser qu’une petite école comme la nôtre, dans une collectivité où la vie est abordable, attirerait des inscriptions.  Peut-être qu’à plus long terme, ce sera le cas, mais ce n’est pas pour cette année, malheureusement».

La classe de maternelle, enseignée par Judith MacDonald, ne compte que cinq inscriptions cette année.  «Nous à l’École Saint-Augustin, on aimerait stabiliser nos inscriptions à la maternelle à 10 ou 12 chaque année.  Et la seule façon que je vois, à l’heure actuelle, de faire cela, c’est de passer par le centre de la petite enfance et surtout, le programme de prématernelle gratuit qui commence cette année», suppose le directeur Sylvain Gagné. 

Or, le centre de la petite enfance Les petits rayons de soleil, adjacent à l’École Saint-Augustin, manquait de place en ce début d’année pour répondre à la demande.  «Ils avaient une liste d’attente de 8 à 10 enfants et ils n’avaient pas de place pour eux.  Alors, l’école a mis à la disposition du CPE une classe, la classe de musique.  Cela a demandé de la collaboration de la part de l’enseignant qui a acceptéde faire ses cours à la bibliothèque ou sur la scène, dans la salle multifonctionnelle.  Ça nous a demandé des ajustements, mais on considère qu’il y a de bonnes chances que ces jeunes vont naturellement s’inscrire à la maternelle de notre école l’an prochain», suggère le directeur.

La COVID refait surface 

L’enseignante de maternelle, Judith MacDonald, est suivie en première année par Carl Peterson.  Mélissa Martel s’est jointe à l’équipe de l’ÉSA, fraîchement diplômée du baccalauréat en éducation à UÎPÉ.  Elle enseigne les classes de 2e et 3e année.  Susan Shive enseigne la 4e année et finalement, Julie Gagnon est en 5e et 6e année.  Dakota Cameron enseigne l’anglais, la musique et l’éducation physique.

La COVID-19, qui avait montré des signes de fatigue pendant l’été, est revenue en force en même temps que la routine de l’automne tentait de s’installer.  Moins d’une semaine après la rentrée des classes, une fermeture d’urgence de tous les établissements de la région de Charlottetown a été ordonnée. Les écoles qui sont restées ouvertes, comme l’ÉSA, sont passées en mode préventif, en ramenant le modèle des cohortes d’un maximum de 100 élèves. 

«Nous, à l’École Saint-Augustin, on est une petite école.  On aurait pu suivre les règles et rester dans une seule cohorte, mais par précaution, on a repris le modèle de l’an dernier, avec nos deux cohortes.  Les élèves portent le masque, ils ont leur place assignée dans l’autobus, comme l’an dernier.  La grandedifférence avec l’an dernier, c’est que nos élèves peuvent aller manger à la salle multifonctionnelle et ils peuvent jouer dehors tous ensemble».

Cela étant dit, le directeur précise que la soirée porte ouverte en présentiel prévue pour le jeudi 16 septembre a été annulée.  Une date et un format seront déterminés ultérieurement.  «Heureusement, nos parents sont compréhensifs.  On est obligés de changer des choses à la dernière minute.  On trouve ça tannant de faire ça, parce qu’on sait que les familles sont occupées et qu’elles planifient aussi leur temps, mais personne ne nous critique.  Pour nous, c’est un grand soulagement», dit Sylvain Gagné.

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