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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 6 février 2021

- Jacinthe Laforest

 

Michel Gagnon, conseiller en technologie à la CSLF  (Photo : J.L.)

 

En ce début d’année 2021, les six écoles de La Commission scolaire de langue française (CSLF) ont transité vers de nouveaux sites Web, à la fois harmonisés dans ce qui pouvait l’être et personnalisés par d’autres aspects.  Ces nouveaux «pignons sur Web» remplacent avantageusement tous les anciens sites Web périmés, qui n’avaient pas été mis à jour depuis des mois et qui n’étaient plus entretenus que sporadiquement, ce dont se réjouit le conseiller en technologie, Michel Gagnon, responsable du dossier à La Commission scolaire de langue française.

 

Ces nouveaux sites Web ne se démarquent pas par leur originalité.  D’ailleurs, toutes les écoles de l’Île qui vont changer de site, autant celles de la Direction des écoles publiques que celles de la CSLF, vont adopter le même gabarit.  

 

«Du côté de la CSLF, on a travaillé avec les directions des écoles pour établir un menu principal qui serait le même pour toutes nos écoles.  À l’intérieur de ces catégories, les écoles peuvent modifier les informations dont elles souhaitent faire part.  Ça peut varier d’une école à l’autre et on veut que ce soit comme ça», dit Michel Gagnon.  Selon les écoles, le nouveau système demande un degré différent d’efforts et de temps pour compléter l’adaptation.  Il demande aux utilisateurs, aux parents en particulier, de faire preuve de patience.  

 

Adieu WordPress

 

À une époque, vers les années 2010-2011, la plateforme Web WordPress est arrivée comme LA solution pour permettre aux écoles de gérer leurs contenus Web elles-mêmes.  «Au début, c’était gratuit et c’était facile, donc, ça faisait changement avec la lourdeur des plateformes précédentes.  Mais au fil du temps, WordPress a changé et les publicités sont apparues.  Ça a été un problème pas seulement dans nos écoles, mais à la grandeur de l’Île.  On a commencé à acheter des forfaits libres de publicités, et parallèlement, on s’est mis à discuter avec la province de ce qui serait une meilleure façon de faire», a résumé Michel Gagnon.  

 

Les nouveaux sites des écoles, et bientôt celui de la CSLF, sont construits sur la plateforme Drupal, le système de gestion de contenu dont l’utilisation est déjà répandue à l’Île-du-Prince-Édouard.  

 

«Ce système a été préféré à d’autres parce qu’il est gratuit pour nous, il n’y a pas de publicités, et on dispose localement de l’expertise pour l’entretenir et soutenir les écoles dans leur adaptation et les aider à faire la meilleure utilisation possible du site Web.  À l’intérieur de chaque école, une ou deux personnes ont reçu une formation spécifique.  De mon côté, à partir de la CSLF, je peux les aider et si moi-même j’ai besoin d’aide, j’ai accès à toute l’équipe de soutien du ministère de l’Éducation et de l’Apprentissage continu, et le soutien de toute l’équipe du service partagé en technologie de l’information du gouvernement provincial», a énuméré Michel Gagnon, illustrant ainsi l’excellent ser- vice après-vente.  

 

Site Web vs réseaux sociaux

 

Au fil des récentes années, les sites Web des écoles ont «manqué d’amour», dit Michel Gagnon, surtout parce qu’on leur a préféré les réseaux sociaux pour joindre les parents, et que les personnes responsables n’avaient plus le temps ni l’envie de s’occuper à la fois de Facebook et du site Web.  

 

«En faisant le tour de nos écoles, dans notre exercice de préparation des sites Web, on s’est rendu compte qu’on a encore besoin d’un endroit où l’information est bien classée, où on peut la retrouver facilement.  Les réseaux sociaux ont leur utilité, mais retrouver une information dans un fil d’actualité Facebook, c’est presque impossible.  En 2021, je dirais que les sites Web sont plus pertinents et utiles que jamais».

 

Fonctionnalités accrues

 

Chaque école est libre d’avoir une présence sur les médias sociaux, cependant, le nouveau site Web intègre des fonctionnalités qui pourraient changer complètement les habitudes des parents et du public. 

 

La traduction Google y est offerte en 81 langues, incluant l’anglais, mais aussi des langues moins répandues à l’Île.  Chaque école a une case intitulée «Nouvelles de l’école». En s’abonnant à ces nouvelles, le parent recevra directement dans sa boite toutes les annonces de l’école, retard des autobus, etc.  Ces nouvelles ne remplaceront pas les bulletins et mémos périodiques aux parents.  

 

Le calendrier Google est un autre outil destiné à révolutionner les relations avec l’école.  «Nous utilisons la suite Google dont le calendrier fait partie.   Il est programmé pour donner des horaires des parties sportives, des activités parascolaires, et d’autres informations sur les horaires des examens, les rencontres parents/maîtres», a expliqué Michel Gagnon le mercredi 27 janvier.  Malheureusement, il n’a pas pu en faire la démonstration à ce moment-là, car les calendriers étaient vides alors que le jour précédent, ils étaient pleins.  Il se promettait de trouver l’origine de la panne très rapidement.  

 

«Ça va prendre quelque temps avant que tous aient apprivoisé le nouveau système.   C’est possible que des informations changent de place parce que l’école croit que c’est plus logique ailleurs.  C’est possible qu’il y ait des ratés.  Mais en fin de compte, ça devrait être bien plus facile de s’y retrouver et les parents devraient trouver que les renseignements sont plus à jour.  D’ici quelques mois, le site Web de la Commission scolaire sera lui aussi transféré vers Drupal».

 

Mentionnons en terminant que dans les jours qui viennent, il est possible que les moteurs de recherches, habitués à trouver les vieux sites, les proposent encore, même s’ils ont été fermés.  Les liens vers les nouveaux sites sont «à jour» sur le site Web de la CSLF, dans la section «Nos Écoles».  

 

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