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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 5 décembre 2020

- Karine Fleury

 

Sarah Crosby, dans son costume de page

 

Devenir page au Sénat du Canada est un honneur que seuls 15 étudiants par année à travers le pays peuvent vivre.  Sarah Crosby, une native de l’Île-du-Prince-Édouard, a été l’une de ces étudiantes.

 

Aujourd’hui âgée de 26 ans, Sarah Crosby habite toujours à Ottawa et travaille pour l’administration de la Chambre des Communes.  De son expérience comme page au Sénat, elle ne garde que de bons souvenirs.  «J’avais commencé mon baccalauréat en sciences politiques à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, puis un été je suis allée à Ottawa pour travailler comme guide parlementaire», a-t-elle expliqué en entrevue. 

 

«Quand j’étais là-bas, j’ai rencontré un page qui venait lui aussi de l’Île-du-Prince-Édouard.  Il m’a expliqué ce que c’était que le programme de page au Sénat.  J’ai décidé de postuler et de transférer le reste de mon programme d’étude ici à Ottawa».

 

Sarah Crosby avait préféré être transférée à l’Université d’Ottawa, à cause de l’aspect bilingue de l’institution.  «Je n’ai pas été élevée en français, mais mes parents avaient étudié brièvement le français à l’Université.  En tant qu’anglophones qui n’avaient pas eu la chance dans leur enfance d’apprendre le français, c’était important pour eux que moi j’apprenne le français», a-t-elle raconté.  

 

Elle a fait l’immersion française, puis est allée habiter en France après sa graduation, pour travailler au pair.  «Ça m’a permis d’entendre la langue dans un autre pays, de voir comment c’est semblable et différent du français qu’on parle ici au Canada».

 

Les pages assurent le bon fonctionnement du Sénat, de manière impartiale et non partisane.  Ils aident les sénateurs dans leurs diverses fonctions en fournissant assistance pour toutes sortes de besoins.  Les pages travaillent à temps partiel durant leur étude et gagnent environ 16 000 $ pour l’année.  «Pour moi être page, comme étudiante en sciences politiques, je me sentais comme si mon travail était encore plus pertinent.  Lorsque j’étais au travail, j’apprenais beaucoup, comment fonctionnaient le Sénat et les projets de loi. C’était une belle expérience», s’est remémorée Sarah Crosby.

 

Même si elle était loin de son île natale, ça ne l’a pas empêchée de rester connectée avec les Maritimes.  «Pendant que j’ai fait le programme des pages du Sénat, il y avait le sénateur René Cormier, qui est un Acadien du Nouveau-Brunswick.  Il parlait beaucoup des Acadiens au Sénat et pour moi c’était intéressant, parce qu’à l’Île-du-Prince-Édouard il y a une population acadienne».

 

Pour être page, plusieurs conditions s’appliquent.  Il faut être étudiant à temps plein à son premier programme de premier cycle universitaire.  Il faut aussi être prêt à vivre à Ottawa ou Gatineau.  Il est aussi très important d’être bilingue.  Les étudiants intéressés peuvent s’inscrire au : emplois.sencanada.ca/.  

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