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Le 25 août 2020

- Par Jacinthe Laforest

Le directeur de l’instruction de la Commission scolaire de langue française, Patrick Bourdeau.  (Photo : J.L.)

 

Le directeur de l’instruction de La Commission scolaire de langue française, Patrick Bourdeau, est formel.  Les élèves ne seront aucunement pénalisés dans leur apprentissage en raison de la logistique apparemment complexe des plans opérationnels des écoles.  Au contraire.  Ces plans sont là pour permettre aux élèves d’apprendre en sécurité à l’école.

 

Depuis la semaine dernière, le grand public et les parents en particulier, peuvent prendre connaissance des plans opérationnels des écoles de La Commission scolaire de langue française (CSLF). 

 

Bien que conçu sur le même modèle, chaque plan tient compte de la réalité de chaque école, de la disposition des locaux, des corridors, de l’emplacement des salles de toilette, et des salles de cours spécialisés. 

 

«Ça semble complexe et intimidant, mais c’est surtout le résultat d’une analyse approfondie de l’ergonomie de l’éco-le de manière à utiliser au maximum l’espace, en limitant les déplacements autant que possible.  Le but est d’assurer la sécurité des élèves et du personnel», dit le directeur de l’instruction, Patrick Bourdeau, qui travaille à la CSLF depuis un mois environ.

 

Les cohortes, le nouveau mot à la mode

 

Les cohortes.  Ce mot que l’on n’utilise pas souvent est en voie de passer à l’usage quotidien.  Dans les plans opérationnels, les cohortes d’un maximum de 50 élèves sont des groupes de classes qui suivent un horaire propre à leur éviter de croiser trop souvent les autres cohortes.  Si deux cohortes différentes doivent utiliser le même local dans la même journée, le local sera désinfecté entre les deux cohortes.  «Ce système permet aux élèves de suivre tous leurs cours.  L’éducation physique, la musique et tous les autres cours.  Il y a des situations où on ne pourra pas empêcher que des élèves de différentes cohortesse croisent.  Le port du masque sera alors encouragé.  Notre but, c’est d’abord et avant tout que les élèves et le personnel soient en sécurité et qu’ils puissent reprendre leur apprentissage».

 

Le directeur de l’instruction veut absolument que les parents sachent que chaque plan a été développé de manière à s’arrimer aux lignes directrices de la CSLF, qui s’alignent sur les lignes directrices provinciales.  Au bout du compte, chaque plan a été approuvé par le personnel d’analyse du gouvernement provincial. 

 

Plan de récupération

 

Depuis l’annonce de la réouverture des écoles en septembre, l’accent a été mis sur la logistique, avec la rédaction des plans opérationnels.  On prépare maintenant les plans de récupération pédagogique.  «Au début d’une année scolaire, en temps normal, on fait toujours un peu de rattrapage.  Là, les élèves n’ont pas eu d’instruction formelle depuis le mois de mars.  Il y a eu de l’apprentissage, mais c’était inégal.  Nous avons besoin de faire le portrait de chaque élève pour voir où il est rendu, ce qu’il lui manque pour faire le lien entre le curriculum de l’an dernier et celui de cette année, pour éventuellement, se mettre à jour».

 

Le plan de récupération devrait être présenté cette semaine au personnel des écoles et une formation sera alors offerte d’ici la rentrée au personnel enseignant. 

 

Occasion d’apprentissage

 

La pandémie est arrivée dans nos vies sans qu’on y soit préparé.  L’épisode de la H1N1, qui avait fini en queue de poisson, nous avait appris que nous étions à l’abri d’une réelle pandémie mortelle.  «Comme pédagogues, on voit comment la présente pandémie nous fournit un contexte pour enseigner l’environnement, la globalisation, la santé, la biologie, le besoin de s’adapter et aussi, le sens des responsabilités envers les autres.  C’est une période que nous vivons qui est pleine d’enseignements.  Nous avons besoin d’enseigner à nos enfants que la peur ou le déni ne sont pas des réponses adéquates».

 

Les plans opérationnels des six écoles de la CSLF sont affichés sur le site web de l’organisme. 

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