FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 13 mai 2020

- Par Jacinthe Laforest

Marcel Landry est le leader en technologie et innovation au ministère de l’Éducation et de l’Apprentissage continu.  (Photo : Gracieuseté)

 

Depuis septembre 2019, Marcel Landry est le leader en technologie et innovation au ministère de l’Éducation et de l’Apprentissage continu.  Inutile de dire que les dernières semaines ont été particulièrement intéressantes, et celles qui s’en viennent, d’ici la fin de l’année, seront également motivantes.

 

«Je suis là pour les enseignants.  Actuellement, je passe le plus clair de mes journées en vidéo-conférence, pour expliquer, conseiller et accompagner les enseignants dans leurs nouvelles façons d’enseigner, et avec des collègues pour préparer les prochaines démarches en ce qui concerne la technologie dans l’apprentissage à la maison.  J’ai su créer plusieurs documents d’appui qui expliquent et clarifient l’utilisation de certaines applications et extensions.  Au début, je craignais qu’on soit obligés de partir de zéro, mais la réalité, c’est que la plupart des enseignants avaient déjà une bonne connaissance des outils de base.  La différence est que maintenant, ils utilisent ces logiciels et applications pour leur travail, à distance.  J’éteins des petits feux, ici et là, mais pour la plupart, les enseignants se débrouillent vraiment bien avec les outils qui étaient déjà à leur disposition», dit le jeune homme. 

 

Lorsqu’ils sont à l’école, les élèves ont accès à des mini-ordinateurs portables, des «Chromebook», conçus spécialement pour l’utilisation en salles de classe, et en gros, munis des applications et des extensions liées aux programmes d’enseignement.  Les Chromebooks sont branchés sur des chariots qui sont apportés dans les classes selon les besoins.   Plusieurs élèves peuvent utiliser le même Chromebook à différents moments de la journée ou de la semaine, mais chaque élève a son compte privé où tous ses travaux en progression, les notes de cours, sont conservés.  Il entre alors dans son compte et reprend ses tâches où il les avait laissées.  Les Chromebooks sortent rarement de l’école. 

 

«On a fait une exception cependant, pour les familles où il n’y avait pas assez d’outils technologiques pour tout le monde, alors que les parents travaillent eux aussi de la maison et utilisent les ordinateurs durant la journée, et pour plusieurs autres scénarios spécifiques aux situations familiales variées.  On a fait des horaires pour que des familles aillent emprunter un Chromebook à leur école.  On n’avait pas le choix.  On ne peut rien faire pour améliorer la connexion Internet en milieu rural, mais au moins, on pouvait faire cela pour les familles qui en ont fait la demande».

 

La sécurité en ligne

 

Depuis que nos habitudes ont été bousculées avec l’arrivée de la COVID-19, on peut constater que le temps d’écran est en croissance dans nos maisons.  Il est parfois difficile de juger le montant de temps idéal avec nos appareils numériques.  De plus, c’est un temps où l’on est à la recherche d’informations fiables en ligne, alors, c’est une belle occasion de pratiquer l’utilisation responsable de nos appareils.  On a donc préparé des ressources pour appuyer cette utilisation responsable de la technologie.  Ces ressources abordaient des thèmes comme l’identification de la désinformation, l’obtention des informations fiables sur les nouvelles scientifiques et de la santé, la gestion du temps d’écran et des médias sociaux, la peur et les médias, etc. pour en nommer quelques-uns.  La citoyenneté et la littératie numérique sont des thèmes importants à considérer, et sont particulièrementpertinents dans notre nouvelle réalité.

 

Des super héros derrière lui

 

Si Marcel Landry est capable d’aider les enseignants, c’est grâce à ses compétences professionnelles, mais c’est aussi qu’il peut compter sur une équipe de «super héros» qui forment le comité stratégique pour le numérique.  «Ce comité possède une belle voix francophone, ce qui assure une équité en tout ce qui concerne le numérique.  C’est ce groupe qui révise tous les logiciels, les applications, les extensions, les diverses plateformes, et qui s’assure qu’ils fonctionnent, qu’ils sont sécuritaires et qu’ils sont appropriés pour l’enseignement.  Depuis le début de la pandémie, ce comité et ses sous-comités ont été extrêmement occupés à préparer, prévenir et établir tout ce qui concerne la technologie et comment cela peut se traduire en outils utiles pour les enseignants et les élèves, tout en considérant la sécurité et l’efficacité. De plus, ils ont mis au point plusieurs outils comme par exemple, un répertoire d’applications et d’extensions que nos enseignants peuvent partager avec leurs élèves selon leurs situations particulières ou leurs besoins spécifiques».

 

Les extensions sont des petits programmes qui ajoutent des fonctionnalités à des logiciels ou des applications.  Certaines sont gratuites, d’autres coûtent des sous et parfois même des dollars.  «On encourage nos enseignants à utiliser les extensions gratuites, mais dans le contexte de la COVID-19, plusieurs compagnies ont décidé de ne pas percevoir leurs primes.  C’est apprécié», dit Marcel Landry. 

 

Tout au long des derniers mois, le leader en technologie et innovation a été impressionné par la capacité des enseignants à s’adapter, à garder leur esprit ouvert et à ne pas hésiter à sortir de leur zone de confort, au bénéfice de leurs élèves.  «Ici à l’Île, on est très chanceux d’avoir autant de joueurs exceptionnels sur notre équipe en éducation.  Si on jouait dans un grand tournoi, c’est sûr qu’ils gagneraient la médaille d’or», a-t-il ajouté, tenant à ajouter une courte référence au sport. 

L'Île-du-Prince-Édouard en images