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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 22 janvier 2020

- Par Marine Ernoult

Le 18 octobre 2019, Canadian Parents for French a dévoilé FrenchStreet.ca®.  Le site internet recense les activités culturelles et éducatives offertes en français à travers le pays, y compris à l’Île-du-Prince-Édouard.  L’initiative s’adresse aussi bien aux francophones qu’aux anglophones francophiles.

 

Activités artistiques, festivals, conférences, sorties, camps, concours ou programmes d’échange, de nombreuses expériences sont proposées aux enseignants, aux élèves et à leurs parents sur ce site bilingue.  Eillen Sellam, responsable de projet chez Canadian Parents for French, nous en apprend un peu plus.

 

Comment est née l’idée de FrenchStreet.ca®? 

 

Le site existait déjà en Ontario depuis 2015.  Nous avons voulu l’étendre à tout le Canada pour que chaque province ait sa propre base de données d’artistes, de conférenciers et d’organismes francophones.  Réunir sur un même site toutes les activités qui existent en français répond à un réel besoin des enseignants et des familles.  Nous avons pu mener le projet à terme grâce à un financement du gouvernement fédéral. 

 

Quel est votre objectif avec cette plateforme? 

 

Nous voulons faire vivre le français hors de l’école, donner du sens à l’apprentissage de la langue pour que les jeunes n’aient plus peur de parler.  On apprend toujours mieux en s’amusant.  Nous souhaitons élargir l’horizon des élèves et de leurs parents, car ils ne réalisent pas forcément que la francophonie est présente dans tout le Canada.  Avec FrenchStreet, nous leur montrons que le français ce n’est pas seulement en classe, qu’il existe de nombreuses activités culturelles francophones dans d’autres provinces, d’autres pays.  Les jeunes s’enrichissent en découvrant de nouvelles cultures. 

 

Quel public visez-vous? 

 

À l’origine, FrenchStreet a été créé pour les familles anglophones dont les enfants sont en programme d’immersion dans des écoles de langue anglaise.  Mais aujourd’hui, à l’échelle du Canada, le site est destiné autant aux anglophones francophiles qu’aux francophones.  Pour être accessible à tous les parents, le site est d’ailleurs bilingue.

 

Comment voyez-vous l’avenir du site?

 

Pour le moment, 858 organismes et artistes offrant des activités en français sont répertoriés à travers le pays.  À l’Île-du-Prince-Édouard, on en dénombre 57 (spécifiques à la province).  Notre but est clairement que cette communauté s’agrandisse.  Les personnes qui souhaitent proposer leurs services sur FrenchStreet peuvent gratuitement s’inscrire en ligne.  Nous validons ensuite leur profil pour qu’elles figurent dans la base de données.  À terme, nous aimerions que le site soit constamment alimenté de cette manière.  C’est une façon de donner la voix aux acteurs francophones, de les faire connaître.  En termes de visiteurs, en fin de semaine dernière, après deux mois et demi d’existence, nous en avions déjà eu 2 500. 

 

L'Île-du-Prince-Édouard en images