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Le 15 janvier 2020

- Par Jacinthe Laforest

Le Canada est-il prêt aux changements énergétiques et alimentaires proposés par le ministre Buote. (Photo : Gracieuseté)

 

Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «Ce PJP était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et aussi, trois Parlements jeunesse de l’Acadie. Et en janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.

 

À titre de ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure, Adrien Buote a été un des trois ministres à avoir proposé un projet de loi à ses collègues du parlement. «Mon projet de loi a été adopté en 2e lecture vendredi. Il s’agit de l’autosuffisance nationale. Il y est question d’autosuffisance énergétique et aussi d’autosuffisance alimentaire.

 

Selon mon projet de loi, l’importation et l’exportation d’énergie destinée à la production d’énergie qui est aisément disponible au Canada seront interdites. Ceci inclut, mais n’est pas limité au pétrole, au gaz naturel, au bois et au charbon. De plus, tout nouveau projet de production d’énergie au Canada devra être uniquement conçu à partir de sources renouvelables», affirme Adrien Buote. 

 

Un «Comité de révision des nouvelles infrastructures (CRNI) sera créé pour établir un sceau d’approbation de construction passive. Pour recevoir un sceau d’approbation, un immeuble devra répondre aux critères établis par le CRNI».

 

Cela signifie que toute nouvelle construction d’immeuble appartenant au secteur public devra recevoir le sceau d’approbation avant d’entamer la construction. Pour ce qui est du volet de l’autosuffisance alimentaire, Adrien Buote est là aussi très sévère. Selon son projet de loi, 90 % de tous les aliments vendus au Canada devront être produits au Canada. «Oui, cela veut dire pas de café, pas d’avocats, à moins qu’on puisse en faire pousser ici», dit Adrien Buote. De plus, pour ajouter quelques degrés de sévérité au projet de loi, au moins 50 % de tous les items de nourriture vendus dans une épicerie ou un magasin devront être produits à moins de 100 km de l’épicerie en question.

 

Une des propositions de son projet de loi ne manque pas de potentiel. En effet chaque ville, village et municipalité devra se doter d’un jardin communautaire par 50 ménages. Chaque ménage aura droit à une parcelle minimum de 16 m2.

 

Ce projet de loi semble farfelu et au mieux très avant-gardiste. Et ce n’est pas la première fois qu’un projet de loi du PJP semble à ce point irréaliste. «Un ancien participant est venu nous parler et il nous a rappelé que dans le passé des projets de loi pour l’élimination du plastique ont été adoptés par les jeunes alors que les adultes viennent juste de s’y mettre», affirme Adrien Buote.

 

Au cours des trois jours de l’événement, les jeunes ont, certes débattus des projets de loi, et fait un peu de tourisme, mais ils ont aussi reçu des invités de marque.  La Gouverneure générale du Parlement jeunesse pancanadien était la véritable sénatrice Pierrette Ringuette. 

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