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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 4 septembre 2019

- Par Jacinthe Laforest

Nathalie Malo est la Gestionnaire des ressources humaines et du transport scolaire à La Commission scolaire de langue française de l’Î.-P.-É.  (Photo : J.L.)

 

Chaque année, La Commission scolaire de langue française doit pourvoir des postes en enseignement, en moyenne 20 postes par an.  C’est le travail de la responsable des ressources humaines dans l’organisme, Nathalie Malo, qui a, une fois encore, réussi à pourvoir tous les postes en vue de la rentrée.

 

«C’est beaucoup de travail, mais on y arrive chaque année.  J’observe nos voisins de la Nouvelle-Écosse et même au Québec et je sais que rendus à quelques jours de la rentrée, ils n’ont pas encore tous leurs effectifs.  En période de pénurie, ce n’est pas facile de trouver des enseignants pour tous les postes.  Et depuis que le Nouveau-Brunswick a étendu son programme d’immersion à partir de la première année, le recrutement est encore plus difficile, car nous puisons tous dans les mêmes bassins», constate Nathalie Malo avec réalisme. 

 

Dans ce contexte, c’est clair que le recrutement ne se fait pas à la dernière minute.  «Chaque année, je visite l’Université de Moncton et des universités au Québec pour y rencontrer les futurs diplômés et pour leur donner envie de venir travailler chez nous.  Fin janvier, début février, j’organise ma tournée.  Même si je n’ai pas encore le détail des postes à pourvoir, je sais qu’il y en aura, alors je prends de l’avance.  Et je visite aussi les étudiants du baccalauréat accéléré en enseignement à UPEI.  Je mets l’accent sur les possibilités d’emploi, mais aussi sur le fait qu’ils peuvent aussi venir faire leurs stages chez nous.  Accueillir des stagiaires, c’est pour nous une excellente façon d’évaluer les candidats et en même temps, ça leur permet de nous évaluer, comme employeur potentiel», dit Nathalie Malo.

 

Le résultat de ces démarches est qu’à la fin de l’année scolaire 2018-2019, tous les contrats avaient été signés en vue de la rentrée.  «Ça allait bien, mais pendant l’été, j’ai eu quelques désistements.  J’aimerais que les gens respectent leur signature sur un contrat, mais je comprends aussi qu’entre un poste permanent et un contrat, une personne peut changer d’idée.  Et nous voulons que nos enseignants soient motivés.  S’ils viennent à reculons, ils ne resteront pas», soutient Nathalie Malo. 

 

21 postes, mais pas 21 personnes de plus

 

Même si 21 postes étaient à pourvoir en vue de la rentrée, cela ne veut pas dire qu’il y aura 21 personnes de plus.  «Je pense qu’en tout, avec les hausses des nombres d’élèves, l’ajout du secondaire à l’École-sur-Mer et d’autres facteurs, il y aura entre trois et quatre postes équivalents à temps plein de plus.  Les autres postes qu’il faut pourvoir sont les postes attribués par contrats pour remplacer des congés sans solde, des prêts de services au ministère de l’Éducation, des congés parentaux, etc.  Je n’ai pas le choix de réafficher ces postes chaque année, car ce sont des contrats d’un an», précise Nathalie Malo. 

 

Directions scolaires 

 

Une belle stabilité semble s’être installée dans les écoles de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard.  D’est en ouest, les directions scolaires sont les mêmes.  Maryse Chapman est à l’École La-Belle-Cloche, Rachelle Gauthier est à l’École Saint-Augustin, Élizabeth Blake est à l’École François-Buote, Karen LeBlanc est à l’École-sur-Mer, Paulette LeBlanc est à l’École Évangéline et Ghislain Bernard est à l’École Pierre-Chiasson. 

 

«C’est un bon signe lorsque la stabilité s’installe.  C’est rassurant pour le personnel, et pour les élèves.  Et du point de vue administratif, c’est aussi moins compliqué, car les employés connaissent déjà leurs conventions collectives, leurs syndicats ainsi que leurs affiliations professionnelles», soutient Nathalie Malo. 

 

Manque crucial de suppléants

 

Une fois que tous les postes à pourvoir sont pourvus, il reste très peu de noms sur «la liste».  «C’est un gros problème.  Après l’embauche des enseignants, le plus gros défi est celui de trouver des suppléants certifiés.  Appelez-moi directement si vous êtes intéressés à faire de la suppléance.  J’ai même convaincu des suppléants à s’inscrire au baccalauréat de l’UPEI parce que je voyais qu’ils aimaient enseigner.  On manque cruellement de monde.  C’est un stress constant». 

 

Embauche d’une direction générale 

 

Comme nous l’avons appris plus tôt durant l’été, le poste de direction générale de La Commission scolaire de langue française s’est libéré, à la suite de la démission d’Anne Bernard-Bourgeois qui occupait le poste depuis environ cinq ans. 

 

«Nous nous sommes fiés à la directive ministérielle en ce qui concerne le processus d’embauche d’une direction générale.  Le processus a été confié à la Commission de la fonction publique, qui coordonne tout.  C’est un soulagement pour nous d’avoir des règles claires à suivre.  On nous dit qu’il y a des candidats qui répondent aux prérequis, et selon ce que j’entends, des entretiens d’embauche ont eu lieu plus tôt cette semaine (semaine du 28 août).  Nous aurons des nouvelles très bientôt, je pense», conclut Nathalie Malo. 

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