FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 22 août 2019

- Par Jacinthe Laforest

L'école Évangéline. (Photo: Archives) 

 

Gabriel Arsenault semble encore surpris de la rapidité avec laquelle le dossier de l’école Évangéline a progressé dans l’appareil gouvernemental. Le jeudi 15 août dernier, alors qu’il participait aux célébrations de la Fête nationale de l’Acadie, le premier ministre Dennis King qui la veille encore à Miscouche, se faisait appeler «Dennis Roi», a annoncé que l’école Évangéline serait refaite pendant son premier mandat.

 

«Nous avons été agréablement surpris.  On savait que des démarches politiques étaient en cours.  En avril dernier, le gouvernement a changé. On avait prévu de rencontrer le premier ministre et le ministre de l’Éducation et à notre agréable surprise, voilà que l’annonce survient.  Je pense même que La Commission scolaire de langue française n’a pas encore transmis officiellement le dossier de demande officielle au gouvernement», a soutenu Gabriel Arsenault.

 

Bien que le comité de renouvèlement et de rénovation de l’école Évangéline qu’il présidait ait officiellement fini son travail en transférant le dossier à la CSLF il y a quelques semaines, Gabriel Arsenault reste une personne-ressource pour La Commission scolaire de langue française.  

 

«Il reste du travail à faire, mais l’engagement est là.  Ils connaissent notre projet, les aspects novateurs que nous voulons intégrer.  Je pense que très prochainement, les ingénieurs vont venir étudier la structure pour déterminer ce qui peut être sauvé et ce qui est trop vieux», a indiqué Gabriel Arsenault.  

 

Rappelons qu’en novembre 2018, dans son budget d’immobilisation, le gouvernement de Wade MacLauchlan avait réservé une somme de 500 000 $ pour évaluer les écoles qui prenaient de l’âge.  L’école Évangéline était sur cette liste, sauf qu’à son arrivée au pouvoir, Dennis King n’a pas conservé cette initiative, du moins, c’est ce que soutient Gabriel Arsenault.  

 

Échéanciers

 

Rappelons que les projets d’immobilisation (scolaires ou autres) doivent être soumis au gouvernement provincial avant la fin du mois de septembre pour espérer figurer dans le budget d’immobilisation de novembre.  

 

Ce projet en particulier devra compter sur un apport du gouvernement fédéral pour les composantes communautaires.  Cette année exceptionnellement, et à la demande des organismes, Patrimoine canadien a fixé la date limite au 30 septembre.  C’est donc avant cette date que la province doit soumettre une demande au fédéral. «Il y a des dates limites chaque année, mais chaque fois qu’on reporte, on perd du temps», avertit Gabriel Arsenault.  

 

Ce dernier rappelle que le printemps dernier, la ministre Mélanie Joly est allée rencontrer le comité de Gabriel Arsenault et qu’elle a montré son réel intérêt au projet.  «Elle nous a dit que “ça lui fera plaisir de fournir du financement pour notre composante communautaire. Je pense que nous avons des gens qui travaillent pour nous”», conclut Gabriel Arsenault.  

L'Île-du-Prince-Édouard en images