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Le 11 décembre 2018

La directrice de l’école Évangéline, Paulette LeBlanc, a remis une plaque à l’éducateur physique de l’année, Jason Arsenault, pour le féliciter de son implication auprès des élèves et le remercier de son engagement dans la communauté.  (Photo : Gracieuseté)



C’est avec beaucoup d’humilité que l’enseignant de l’école Évangéline, qui se spécialise en sport et mieux-être, a reçu le prix décerné par l’Association des éducateurs physiques de l’Î.-P.-É., le lundi 26 novembre dernier.  Pour Jason Arsenault, l’activité physique est plus qu’une profession : c’est un mode de vie. 

La surprise était totale pour l’enseignant, qui insiste pour souligner le travail de tout son entourage.  «La salle était remplie d’éducateurs physiques qui font un travail exceptionnel.  J’ai énormément appris de Velma Durant, auprès de qui je travaille depuis quinze ans, et c’est grâce au support de notre directrice qu’on peut faire du bon travail.  Sans oublier ma femme et mes enfants, qui ne se plaignent pas quand je travaille beaucoup», mentionne Jason Arsenault. 

La directrice de l’école Évangéline, Paulette LeBlanc, en a profité pour lire des mots écrits par des élèves à leur professeur, pour souligner sa générosité et son engagement.  «C’est un professeur extraordinaire, passionné et toujours là pour ses étudiants.  Il est toujours souriant et fait de son mieux pour nous motiver, nous sommes très chanceux de l’avoir», dit l’un d’entre eux.  D’autres ont souligné l’inspiration qu’ils tirent de leur éducateur physique, «qui pratique ce qu’il prêche» et donne l’exemple à ses élèves par son mode de vie sain et actif. 

Encourager la réussite

«Ça fait chaud au cœur! Comme professeur, on ne sait jamais vraiment si on fait la bonne chose, donc c’est certain que c’est plaisant de savoir qu’on réussit à transmettre un message», se réjouit Jason Arsenault, qui avait déjà reçu la Pomme d’or professionnelle en mai dernier en reconnaissance de son travail. 

C’est sa collègue, Velma Durant, qui a proposé sa candidature cette fois-ci, consultant en secret des élèves pour monter le dossier de présentation.  Elle a notamment contacté Alex Cyr, ancien élève de l’école Évangéline et aujourd’hui athlète professionnel de cross-country. 

«Quand je jette un regard sur mes neuf ans de course à l’école Évangéline, je réalise que M. Arsenault était omniprésent.  C’est lui qui m’a poussé à essayer ce sport, c’est encore lui qui m’a dit de prendre les devants dès le début quand j’ai gagné mon premier titre provincial en 6e année […] Peu importe les enjeux ou les circonstances, M. Arsenault m’a pressé de tirer les bonnes leçons de chaque expérience pour que j’en ressorte meilleur», écrit Alex Cyr dans une longue lettre en anglais. 

Tous ont salué unanimement le travail exceptionnel de Jason Arsenault, à l’école comme à l’extérieur.  «Il dépasse les limites de ce qu’on attend d’un enseignant ordinaire.  Il parvient à motiver les jeunes hors des cours, etil le fait parce qu’il le veut.  Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi engagé», témoigne sa directrice, Paulette LeBlanc. 

Si Jason Arsenault est aujourd’hui aussi proactif, c’est peut-être parce qu’il est parti de loin.  «Quand j’avais 8-9 ans, je faisais de l’asthme et j’étais souvent malade, ça me dérangeait beaucoup.  J’ai décidé de combattre par l’activité physique, que j’ai toujours aimée, et c’est devenu mon métier!» se rappelle-t-il. 

Il n’est pas toujours facile de motiver les jeunes à bouger.  Dans le curriculum bien rempli, les cours d’éducation physique passent souvent en dernier, mais Jason Arsenault redouble d’efforts pour assurer aux jeunes la possibilité de bouger au quotidien.  «On a plusieurs clubs et équipes sportives, et dans les cours on doit aussi faire de la théorie, mais j’essaye autant que possible de leur permettre d’être actifs», témoigne-t-il. 

À la récréation et le midi, le professeur est toujours bien entouré d’élèves qui désirent parler avec lui ou pratiquer des sports divers, assure Paulette LeBlanc.  À une époque où la technologie nous rend plus sédentaires que jamais, ça n’est pas peu dire. 

- Par Ericka Muzzo

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