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Le 29 octobre 2020

- Par Karine Fleury

L’OVNIShow a connu une très grande popularité de 2010 à 2019.  

 

L’approche de la fête de la peur qu’est l’Halloween nous rappelle que certains phénomènes presque indémodables ont toujours fasciné l’humanité.  Pour certains, ces événements paranormaux collent simplement à l’Halloween, restant un prétexte pour déclencher quelques frissons.  Pour d’autres, l’étude de ces phénomènes relève d’une passion plus poussée, presque scientifique.  Le podcast de Jean Lavergne, l’OVNIShow, en est l’exemple même.

 

Jean Lavergne est à la tête de DigiFilm médias-presse, une entreprise de production audiovisuelle à Summerside.  Québécois d’origine, il est établi avec sa femme à l’Île-du-Prince-Édouard depuis environ trois ans.  En plus d’être caméraman, vidéaste et producteur, il s’intéresse depuis 40 ans aux phénomènes paranormaux.  Plus spécifiquement, à la recherche ufologique.

 

La recherche ufologique, qu’est-ce que c’est?

 

La recherche ufologique, c’est la cueillette, l’analyse et l’interprétation de données concernant les objets volants non identifiés (OVNIS).  C’est une parascience, c’est-à-dire un domaine d’étude de phénomènes qui sort du cadre traditionnel scientifique, ou pour lesquels il n’y a pas d’explications scientifiques à proprement dit.  «C’est […] là qu’on est rendu en 2020, avec la recherche ufologique : on a beaucoup de théories, beaucoup de suppositions, beaucoup de spéculations, mais trouver ce qu’est réellement un OVNI, on ne peut que dire […] ce que ce n’est pas», indique Jean Lavergne.

 

Ce dernier s’est intéressé très tôt aux phénomènes ufologiques.  «J’ai toujours été intéressé par ça quand j’étais jeune, les films de soucoupes volantes et de monstres.  Au début des années 1980, il y a quelqu’un dans ma famille qui a fait une grosse observation d’OVNIS et il s’est passé beaucoup de choses en rapport à ça, ce qui a fait que j’ai commencé à m’y intéresser plus sérieusement», a-t-il expliqué en entrevue.  «Ça m’a amené à faire des enquêtes sur des cas, sur des observations, des affaires comme ça.  J’ai fini par développer une sorte d’expertise dans le domaine.»  Cette expertise a d’ailleurs été soulignée en 2016 par le prix «Pauline Mongrain» pour l’avancement ufologique au Québec.

 

Jean Lavergne est un caméraman, vidéaste et producteur d’expérience.  (Photos : Gracieuseté)

 

Les débuts de l’OVNIShow

 

En 2001, Jean Lavergne a accepté une offre radio pour animer un segment hebdomadaire d’une émission du matin sur les OVNIS.  En 2009, suite à la popularité du segment hebdomadaire, Jean a eu l’opportunité de réaliser une émission entière sur la recherche ufologique, l’OVNIShow, qui s’est révélé être un franc succès.  Après neuf saisons, en 2019, il a mis fin à la production de l’émission, faute de temps.

 

Cet automne, suite à une demande de Carole Lauzé, animatrice de l’Émission Zone parallèle sur les ondes de la station CJMD 96,9 FM à Lévis [au Québec], Jean Lavergne a décidé de faire renaître de ses cendres son émission.  Mais cette fois-ci, ce sera sous la forme d’une chronique de 15 minutes bimensuelle.  «C’est l’OVNIShow qui continue, mais sous forme de chroniques.  Ça n’implique aucun invité : ça traite d’archives, de mes expériences personnelles, des enquêtes que j’ai faites.  C’est un gros sujet, l’ufologie, et en parler pendant 15-20 minutes, tu peux le faire pendant 20 ans».

 

Jean a enquêté sur le terrain, surtout autour des années 90, dans la région de Shawinigan.  «Pendant six mois, il y avait [quelque chose] presque tous les jours, qu’avec mon petit groupe d’observation, on a été capable d’enquêter et de filmer.  Ce ne sont pas des niaiseries, c’est un vrai phénomène.  C’est pour ça que j’aime ça […] traiter ce sujet-là d’une façon sérieuse», a-t-il expliqué. 

 

Il remarque aussi qu’avec le temps, les préjugés ont bien changé.  «Dans le temps, tu étais un extra-terrestre à vouloir t’intéresser aux extra-terrestres.  Mais si tu enlèves le côté farfelu, qui a été le plus popularisé, ça devient intéressant.  De dire que quelqu’un voit des soucoupes volantes, c’est farfelu, mais aller étudier un cas d’une dame qui a vu quelque chose et qu’il y a des traces physiques, si tu fais un rapport sérieux et intelligent, c’est intéressant».

 

En concluant l’entrevue, Jean Lavergne a raconté ce cas en particulier, qui est arrivé dans la région de Shawinigan, au Québec.  En plein milieu de la nuit, une femme s’est fait réveiller par son chien qui aboyait.  Elle est sortie à l’extérieur de chez elle, pour vérifier ce qui se tramait et a vu un gros objet dans sa cour, ressemblant à une soucoupe.  L’objet était à la hauteur des arbres.  Quelque chose est tombé par terre et c’est à ce moment que la dame est retournée se cacher chez elle.  «Elle nous a appelés une semaine après et il y avait carrément des traces au sol, des feuilles brûlées dans les arbres, et plus.  Il s’est passé quelque chose là-bas qu’on ne s’explique pas».

 

Ce genre d’histoire, et plus encore, c’est ce qu’on pourra retrouver dans le podcast de Jean Lavergne.  Les premières trois capsules sont déjà disponibles sur le site internet de DigiFilm médias-presse.  La dernière capsule en date, questionne le rapport des extra-terrestres avec les humains.  «Pourquoi viennent-ils nous voir?», voilà la question qu’il se pose. 

 

Pour plus d’informations, rendez-vous au digifilm.ca/chronique-lovnishow/. 

 

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