FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 19 octobre 2020

- Par Karine Fleury

Le nom du camp, Furaha, signifie Joie en Swahili.  (Photos : Claire Ines Byrne)

 

Le Camp Furaha, un camp de jour pour les enfants s’identifiant au genre féminin et se définissant comme noirs, autochtones ou de couleurs, entame sa saison d’automne et d’hiver, après un été couronné de succès.

 

Le Camp Furaha, qui signifie Joie en Swahili, est une collaboration entre la Société culturelle des Noirs de l’Île-du-Prince-Édouard et le «Sierra Club of Canada Wild Child PEI Forest Camp». 

 

«L’idée est venue à partir du mois de l’histoire des Noirs.  La Société culturelle pour les Noirs avait organisé un déjeuner pour les femmes noires, autochtones ou de couleurs», a expliqué Claire-Ines Byrne, une des facilitatrices du camp de jour.  «Nous avons passé un si bel après-midi ensemble et beaucoup de nos conversations ont tourné autour de ces sentiments d’isolement dans un endroit comme l’Île-du-Prince-Édouard et de l’importance de la visibilité et de la connexion dans nos communautés.  À partir de là, les organisateurs ont réfléchi à la manière dont nous pourrions recréer cet espace, mais pour les jeunes.  C’est ainsi que le camp de jour a débuté».

 

Selon Claire-Ines Byrne, le sentiment d’isolement que les personnes noires, autochtones ou de couleurs peuvent vivre a des effets particulièrement négatifs.  Ces effets sont amplifiés quand ils sont vécus par des enfants et des jeunes.  «Nous avons donc pensé qu’il était vraiment important de créer un espace pour qu’ils soient ensemble afin qu’ils se sentent comme s’ils avaient une communauté.  Être avec des gens qui comprennent votre histoire, qui comprennent vos expériences et qui comprennent les défis que vous pourriez avoir, c’est vraiment magnifique.  Il y a un sentiment de fraternité […] qui se crée.  Ces espaces, et le soutien par les pairs qui en découlent, améliorent le bien-être mental, améliorent la socialisation et insufflent aux enfants un sentiment de fierté pour leurs origines». 

 

La facilitatrice a aussi mentionné que l’année scolaire en cours s’annonce particulièrement difficile, à cause de la pandémie qui fait rage dans le monde entier, alors de faire en sorte que ces enfants aient un endroit sécurisant où se regrouper est d’autant plus important.

 

Des activités variées

 

Toujours selon Claire-Ines Byrne, les activités varient de semaine en semaine.  «Il était important que les jeunes soient impliqués dans le groupe, notamment en choisissant des activités.  Nous avons tout fait, que ce soit d’aller se promener en forêt ensemble, de faire de la danse, de la narration d’histoires, de l’artisanat et plus encore». 

 

Le nom du camp, «Furaha», a été choisi par les enfants du camp d’été.  Beaucoup de ces enfants parlaient swahili, alors les facilitatrices ont animé des activités qui parlaient de l’importance des noms, de la culture et de l’histoire.

 

La participation à toutes les activités du camp est gratuite, mais les places sont limitées à un maximum de 10 enfants par groupe.  Il y a deux groupes d’âge, les 7 à 12 ans et les 13 à 15 ans.  Les activités pour le premier groupe ont lieu les mardis de 18 h à 20 h et pour le deuxième groupe, les jeudis de 18 h à 20 h.  Selon Claire-Ines Byrne, il y a toujours de la place pour les jeunes de 13 à 15 ans.  «J’encourage tous ceux qui sont intéressés à contacter la Société culturelle pour les Noirs, alors que nous continuons à organiser des événements pour les jeunes et les enfants au cours des prochains mois», a conclu Claire-Ines Byrne.

 

Les personnes intéressées peuvent se rendre au mailchi.mp/a3581da067ea/membership-newsletter-12576118?e=beeb2489c1, pour avoir plus d’informations. 

 

Des activités en plein-air sont proposées.

 

Les enfants font de l’artisanat à l’intérieur.

L'Île-du-Prince-Édouard en images