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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 29 août 2019

- Par Jacinthe Laforest

 

Eileen Chiasson Pendergast est très connue pour sa capacité à utiliser le théâtre pour transmettre sa fierté acadienne.  Elle n’a pas sa pareille pour monter une troupe, pour motiver des comédiens et leur faire sortir le meilleur d’eux-mêmes, peu importe leur habitude de la scène.  Et c’est ce à quoi le public a assisté à deux reprises, le 11 août et le 15 août, en marge du Congrès mondial acadien 2019.

 

La pièce de théâtre intitulée «Quel bout de chemin» a été présentée une première fois le 11 août, lors de la Journée de Tignish du Congrès mondial acadien, sous la forme d’un souper théâtre.  Très vite, tous les billets disponibles ont trouvé preneurs si bien que la pièce, qui devait être jouée une seule fois, a été reprise le soir du 15 août, dans un format de théâtre traditionnel. 

 

L’esprit de l’Acadie hantait la scène, au sens figuré comme au sens propre, par la présence de la jeune Lucie Doucette, qui incarnait une fillette décédée trop tôt.  Sous la forme d’un revenant qui voyait tout et que personne ne voyait (sauf le public), l’esprit de l’Acadie faisait le lien entre le passé et le présent d’une manière charmante et originale. 

 

Dans les pièces d’Eileen Chiasson-Pendergast, il y a toujours du sérieux, du moins sérieux, du franchement comique et beaucoup de musique.  Et cette nouvelle pièce ne fait pas exception.

 

Du premier tableau de la Déportation, où une maman pleure la perte de son bébé, en passant par plusieurs aspects de la vie dans toute la région Prince-Ouest, le public a suivi le chemin suggéré par l’auteure.  L’école, l’enseignement des religieuses, la construction de l’église, les camps de bûcherons, les usines de poisson, les téléphones aux lignes non privées, les hommes qui pêchaient et qui préférait un sandwich au baloney (saucisson de Bologne) plutôt qu’un sandwich au homard, tous étaient au rendez-vous.  Il y avait aussi le chant, la danse, les rires et les pleurs, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment. 

 

Sur scène, les comédiens échangeaient des répliques, mais c’est surtout les voix hors champ d’une narratrice, Maria Carragher Rayner, et de l’Esprit de l’Acadie, Clara Doucette, qui ont fourni la trame de l’histoire. 

 

En date du 15 août, aucune autre représentation n’était prévue.

 

Dans l’un des numéros de danse, on voit Dott Martin qui fait un pas de gigue.  (Photos : J.L.)

 

Eileen Chiasson-Pendergast (au centre) est entourée de Maria (Carragher) Rayner, une des narratrices (à gauche), et de son assistante Alice Mokler.  

 

La jeune soprano Robyn Perry a apporté sa belle voix à la production déjà excellente. 

 

C’est la jeune Lucie Doucette qui a incarné l’Esprit de l’Acadie sur scène alors que sa grande soeur Clara faisait la voix en arrière-scène. 

 

 

 

 

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