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Le 7 août 2019

- Par Jacinthe Laforest  

Caroline Arsenault (à droite), présidente du comité bénévole du Jamboree atlantique des violoneux, présente le prix du Violon d’Or à Chuck Arsenault, pour sa contribution au rayonnement du violon. (Photo: J.L.)

 

Ce n’est pas par hasard si le Jamboree atlantique des violoneux a créé le prix du Violon d’or.  C’est parce que le violon fait partie de la vie dans la région Évangéline. Comme l’a souligné Chuck Arsenault, le récipiendaire 2019, «le violon est le cœur de la région Évangéline».  

 

Surmontant le choc d’avoir reçu le prix du Violon d’or, Chuck Arsenault a finalement accepté le fait que sa contribution au rayonnement du violon dans la région Évangéline avait de la valeur.  

 

À son entrée en poste comme enseignant de musique à l’école Évangéline, en 2009, Chuck Arsenault était ouvert aux suggestions.  À la demande de quelques parents, il a organisé un mini camp de violon. Plutôt que louer les violons pour la seule durée du camp, il les a loués pour un mois, et comme la fin de l’année approchait, il les a loués pour le reste de l’année.  Il a alors réalisé qu’il pouvait accéder aux exigences du curriculum en utilisant le violon.  

 

«J’ai alors décidé que chaque élève aurait la chance de manipuler un violon au cours de son parcours scolaire en musique.  Ce n’est pas (juste) parce que je veux former les prochaines grandes vedettes, mais je veux que tous les enfants apprécient mieux le travail et les heures de répétition qu’il faut mettre pour bien jouer du violon.  C’est un instrument difficile», dit Chuck Arsenault.  

 

L’enseignant connaît la théorie musicale et il joue de nombreux instruments, mais pas du violon. C’est justement pour cela que Chuck Arsenault invite régulièrement des violoneux locaux à venir jouer avec les élèves.  

 

Et c’est pour donner aux élèves des occasions de partager leur musique qu’il organise, au moins une fois par mois, un groupe qui va divertir les résidents du Chez-Nous, le foyer de soins pour personnes âgées, à Wellington.  

 

«Le violoneux Eddie Arsenault vivait au Chez-Nous dans le temps.  Quand il est mort, le directeur du Chez-Nous, Edgar Arsenault, a acheté 10 violons qu’il a légués à la classe de musique.  Par la suite, l’école a acheté une dizaine d’autres violons pour compléter», affirme Chuck Arsenault.  

 

Ce programme de violon à l’école Évangéline a été à l’origine de l’initiative suivant laquelle la Fédération culturelle de l’Î.-P.-É. a fourni des violons à d’autres écoles françaises de la province.  

 

Natif de Montague, Chuck Arsenault participe au développement culturel, théâtral et musical de la région Évangéline depuis 1994, année où on l’a découvert dans la distribution de La Cuisine à Mémé, aux côtés d’Albert Arsenault, d’Hélène Bergeron et de Louise Arsenault, qui allaient un an plus tard former le groupe Barachois.  

 

Le prix du Violon d’or a été présenté le dimanche 4 août à la salle paroissiale de Mont-Carmel.  Le concert a fait place aux meilleurs violoneux de l’Île et des Maritimes. On a aussi eu droit à quelques airs de banjos et d’accordéon.  On a ainsi pu entendre Rowen Gallant, Tuli Porcher, Zakk Cormier, Gilbert Arsenault, Hailee Lefort, Louise Arsenault, Colin Savoie-Levac (au banjo) et Pastelle LeBlanc à l’accordéon.  Mentionnons en passant que c’était très intéressant de comparer les différents styles d’accompagnement. Au piano, on a entendu Hélène Bergeron et sa fille Megan. À la guitare, on a entendu Éléonore Pitre, Jesse Périard et Seán Gray.  

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