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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 3 juillet 2019

- Par Pénélope Leblanc

Lʼartiste professionnelle peint des homards et des étoiles sur des coquillages devant lʼune des installations de bouteilles à Cap-Egmont. 

 

L’artiste visuelle Lucie Bellemare se considère très chanceuse d’avoir l’opportunité de travailler aux Maisons de bouteilles, à Cap-Egmont, pour une deuxième année consécutive.  Tout comme à l’été dernier, Lucie Bellemare peindra devant les visiteurs et organisera des ateliers artistiques interactifs. 

 

L’artiste est reconnaissante des efforts de la communauté acadienne et de la propriétaire des Maisons de bouteilles, Angie Cormier, pour intégrer et pour honorer autant les arts.  «Angie c’est une personne qui est ouverte aux nouvelles idées, elle me laisse beaucoup de liberté». Ce qui permet à Lucie de se renouveler constamment, à son grand bonheur. Malgré ses 21 ans d’expérience professionnelle en arts plastiques, l’artiste considère qu’elle n’est pas la même d’une saison à l’autre.  Ainsi, son travail change selon ce qu’elle préfère pour le moment. «Il faut toujours que je fasse quelque chose qui m’emballe!», lance-t-elle.  

 

Préparations pour le Congrès mondial acadien 

 

L’artiste visuelle veut faire plus de bricolages thématiques avec les visiteurs pour le Congrès mondial acadien qui aura lieu au mois d’août prochain.  Par exemple, elle veut aménager une table à pique-nique sur laquelle les gens pourront peindre des gourdes d’eau à leur goût ou en se basant sur les modèles qu’elle aura faits au préalable.  Les bouteilles rappellent ce fameux lieu touristique dans lequel Lucie œuvre. 

 

Sur ses toiles, Lucie Bellemare fait aussi régulièrement un petit quelque chose, plus ou moins subtil, qui rappelle l’Acadie.  Entre autres, sur l’une de ses plus récentes peintures, elle a fait l’étoile du drapeau de la communauté en plus de peindre les petits bâtiments de bleu, de blanc et de rouge. 

 

Elle espère que l’événement va inciter les locaux à venir redécouvrir la célèbre installation qui date de 1980 et ses magnifiques jardins.  «J’aimerais ça que la population vienne aussi, en plus des touristes!». L’artiste est également tout excitée d’annoncer qu’une nouvelle sculpture, qu’elle a fabriquée, enjolivera davantage le terrain des Maisons de bouteilles. 

 

Un endroit idéal pour la création

 

Pour Lucie, l’endroit est optimal puisqu’il permet de se détendre.  «C’est comme un microclimat paisible, même les travailleurs sur le terrain sont contents, tu sens la mer, tu es entouré de plantes, ça fait vraiment du bien», ajoute-t-elle en peignant calmement sur des coquillages.

 

Lucie Bellemare montrant des signets souvenirs aux thématiques de lʼÎ.-P.-É. dans son atelier aux Maisons de bouteilles. (Photos: Pénélope Leblanc)

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