Culture
Par Jacinthe Laforest
Julie Pellissier-Lush et Julie Gagnon présentent «La petite robe rouge», un des premiers albums à paraître à propos de la réalité que vivent de nombreuses familles autochtones au Canada. 

Annoncé depuis quelque temps déjà, le lancement de l’album La petite robe rouge, de Julie Gagnon et de Julie Pellissier-Lush, a eu lieu comme prévu dans le cadre du Salon du livre de l’ÎPÉ, le vendredi 31 mai.  Le livre a été accueilli avec beaucoup de respect et de reconnaissance pour l’important message qu’il contient.  

«Nous sommes ravis que le lancement se fasse dans le cadre de notre Salon du livre», a insisté Diane Ouellette, présidente du comité organisateur de l’édition 2024.  «Depuis les débuts au Salon du livre, nous avons tenté d’intégrer le concept développé par Rudine Sims Bishop, qui dit qu’il existe trois grandes sortes de livres : les livres miroirs, ceux dans lesquels on se voit et qui nous aident à mieux nous comprendre; les livres fenêtres, qui nous permettent de mieux comprendre les autres et, finalement, les livres qui sont comme des portes coulissantes, qui nous permettent de mieux comprendre le monde que nous partageons avec les autres, pour agir de manière à le rendre meilleur.  Je pense que Julie et Julie ont réussi un tour de force, en cela qu’elles nous offrent à la fois un livre dans lequel on peut se voir, dans lequel on peut voir et comprendre les autres et qui nous permet d’entrer un peu dans une réalité qui pourra nous inciter à prendre de meilleures décisions», a décrit Diane Ouellette.  

L’autre principale autrice et idéatrice, Julie Gagnon, est une enseignante et pédagogue qui effectue depuis plusieurs années un cheminement personnel vers la réconciliation.  D’abord dans sa propre classe, elle a lentement mais sûrement gagné les autres classes puis l’École Saint-Augustin tout entière ainsi que le Centre acadien Grand Rustico.  Julie Pelissier-Lush est, elle aussi, une conteuse, une pédagogue et, chacune à sa façon, elles donnent un exemple de ce à quoi «un monde meilleur» pourrait ressembler.  

«Je suis leur parcours depuis longtemps», affirme la lieutenante-gouverneure de l’ÎPÉ, Son Honneur Antoinette Perry, souvent invitée à des événements visant à célébrer les projets de l’une comme de l’autre.  «Elles nous donnent un exemple à suivre, dans notre propre province.  Elles nous montrent comment faire pour apprendre la culture des autres», a-t-elle ajouté.  

Marie Cadieux, directrice générale et littéraire de la maison d’édition Boutons d’Or Acadie, a quant à elle félicité l’ÎPÉ d’avoir offert ce bijou de livre sur un sujet dont on ne parle pas, parce qu’on ne sait pas.  «Il faut que ce soit amené de façon tendre et responsable, dans un langage que tous peuvent comprendre», dit-elle, convaincue que ce livre qui vient à peine d’être lancé est promis à un voyage extraordinaire partout au Canada.  

D’ailleurs, la sénatrice Michelle Audet, celle-là même qui a présidé la commission d’enquête sur les femmes et les filles autochtones assassinées et disparues, a assuré dans son message que chaque sénateur et sénatrice sera au courant de ce livre.  «Dans le cadre de la commission d’enquête, j’ai reçu des enseignements et des vérités que je porte en moi depuis, comme une responsabilité», a-t-elle dit dans son message vidéo.  Elle a laissé entendre que de voir des projets comme La Petite robe rouge voir le jour lui donne l’impression que d’autres assument une partie du poids de la responsabilité de mettre fin à l’ignorance.  

La ministre de l’Éducation et de la Petite enfance, Natalie Jameson, a elle aussi félicité Julie Gagnon et Julie Pellissier-Lush pour leur travail et pour avoir donné aux jeunes personnes et à leurs parents, un livre aussi pertinent.  «Ce livre écrit en trois langues permettra à plus de monde d’en tirer des leçons, pour le message essentiel qu’il renferme», a-t-elle dit.  

Après ces quelques discours, les deux autrices, accompagnées de Michael Julian, ont lu un extrait en français, en anglais ainsi qu’en mi’kmaq.  

La_petite_robe_rouge_2.jpgAvec des jeunes filles des Premières Nations de l’ÎPÉ, on reconnaît Marie Cadieux, Julie Pellissier-Lush, Julie Gagnon et la ministre Natalie Jameson.  Assise au premier rang, la lieutenante-gouverneure Antoinette Perry.

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