Culture
13 octobre 2021 Par Jacinthe Laforest
Rita Arsenault vient de terminer cette magnifique toile à l’acrylique intitulée «Souvenirs d’été»

Son nom est sur la liste des artistes programmés à la petite galerie du Centre culturel Lefurgey à Summerside depuis trois ans.  Au début, c’était loin.  Puis, ça s’est rapproché.  Et là, c’est maintenant.  Pour le reste du mois d’octobre et le mois de novembre, on peut admirer le travail de l’artiste peintre Rita Arsenault de Saint-Timothée dans la région Évangéline. 

Rita Arsenault a commencé à peindre il y a environ 25 ans avec un groupe d’amies qui suivaient des cours avec Emily Durant, à Abram-Village.  «J’ai suivi des cours avec elle jusqu’à ce qu’elle arrête d’en donner.  C’était la peinture à l’huile.  J’aimais cela, car ça prenait du temps à sécher et j’avais le temps de corriger mes erreurs.  Mais ça sentait fort aussi.  J’ai arrêté la peinture un bout de temps puis j’ai recommencé, surtout après que j’ai pris ma retraite de mon poste de bibliothécaire à l’école Évangéline.  J’ai repris des cours, cette fois dans un groupe avec Lise Genova de Summerside.  C’est là que j’ai commencé à peindre avec l’acrylique.  C’est très différent d’avec l’huile.  D’abord, ça sèche vite.  C’est difficile de se corriger.  Et aussi, ça prend plusieurs couches de peinture avant d’avoir la couleur que tu veux.  La peinture est comme absorbée par le canevas.  Il faut en remettre jusqu’à ce qu’on ait la bonne couleur qu’on veut.  C’est ça qui donne l’effet de profondeur, et aussi l’ajout de contraste».

Rita affectionne particulièrement le réalisme.  Plus ça ressemble, plus elle aime ça.  «J’aime beaucoup les fleurs, les oiseaux, la nature.  Ce sont des choses que j’aime peindre.  Avec les années, j’ai essayé diverses techniques et divers styles, avec plusieurs professeurs différents.  Je pense que ces peintures sont réussies, mais elles me plaisent moins que celles qui sont très réalistes».

Rita Arsenault vend quelques peintures par année.  Les principaux collectionneurs de ses œuvres sont les membres de sa famille.  Pour l’exposition à Summerside, elle doit sélectionner 15 toiles.  «Quand la responsable m’a demandé de choisir un titre ou un thème, j’ai choisi “My favorite Things”, vous savez, comme dans la chanson de la Mélodie du bonheur.  Ça m’a aidée à faire une présélection.  C’est certain que je veux choisir celles que je préfère et celles que je trouve les mieux réussies.  C’est normal, je pense».

Veuve depuis moins d’un an, Rita a eu besoin de faire un changement dans sa maison pour faire face au vide de la perte de son mari.  Elle a transformé son sous-sol en atelier de peinture (pour l’hiver), ainsi qu’en galerie d’art.  Pendant l’été, elle s’installe dans son petit gazebo, entièrement protégé des moustiques, où la lumière naturelle entre à flots. 

À l’origine, ce kiosque a été construit pour profiter des soirées «dehors», sans se faire manger par les maringouins.  Au fil des années, la fonction du kiosque s’est précisée, en faveur de la passion de Rita. 

En raison de la COVID, il n’y aura pas de vernissage.  La galerie est ouverte de 9 h à 16 h 30 chaque jour de la semaine, jusqu’au 30 novembre. 

Son kiosque atelier dans la cour de sa maison est très joli et propice à la création. 

Le sous-sol de sa maison a été transformé en studio d’hiver et galerie d’art au cours des derniers mois. 

Quelques exemples de sujets préférés de Rita Arsenault.  (Photos : J.L.) 

- Cette publication est aussi rendue possible grâce au Secrétariat aux aînés de l’Île-du-Prince-Édouard dans le cadre de son programme «For Active and Healthy Seniors».- 

 

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