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Par Jacinthe Laforest / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne - Atlantique
De nombreux règlements, politiques et lois sont à prendre en considération. (Photo : J.L.)

Au printemps dernier, le maire de Summerside, Dan Kutcher, a mis sur pied un groupe de travail pour évaluer la situation du logement à Summerside et soumettre des pistes de solutions. Rien n’est simple dans ce secteur.

Le groupe de travail sur le logement dans le grand Summerside est à une étape importante de son mandat : préparer son rapport final et le présenter à la ville en espérant aider le processus de décisions et soulager la crise du logement.

Le mercredi 30 août, le groupe de travail a exposé ses résultats au public, dans une formule porte ouverte, avec l’espoir que des membres du public verraient des lacunes ou ajouteraient un éclairage sur divers enjeux.

«Sur plusieurs enjeux, c’est la logique de la poule ou l’œuf qui s’applique. Que faire en premier?», s’interroge Andrew Richardson, membre du groupe de travail. Selon lui, il y a beaucoup de terrains disponibles à l’extérieur de la ville pour construire des logements.

«Mais sans service de transport en commun, et relativement loin des services publics, ça devient moins intéressant, avec l’obligation d’avoir une auto. Ça ne cadre pas avec nos efforts pour réduire les émissions de carbone. Le transport en commun ne faisait pas partie de notre mandat, mais il fait partie de la solution», constate Andrew Richardson.

Son collègue sur le groupe de travail, Thayne Jenkins, travaille pour la ville, dans le secteur de la planification urbaine. Pour lui, une des solutions est de faire en sorte que les terrains appropriés pour des logements «à haute densité» soient utilisés pour ce type de logements. Et ce n’est pas toujours facile. «Par exemple, le centre-ville devrait être beaucoup plus résidentiel», croit-il.

Tout projet de construction à haute densité apporte avec lui des questions sur le réseau routier, une augmentation de trafic, la construction de nouvelles voies d’accès, etc. De plus, estiment les deux hommes, ils sont moins intéressants pour les entrepreneurs. «Construire des logements de type duplex ne prend pas de temps, coûte moins cher et les revenus de location entrent plus rapidement. Construire des appartements à haute densité coûte cher, et ça prend du temps avant que les revenus de location commencent à rentrer», résument les deux hommes.

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Andrew Richardson et Thayne Jenkins sont tous les deux membres du groupe de travail sur le logement de Summerside.  (Photos : J.L.)

Suivre les règles

Parmi les obstacles en matière de développement, il y a l’obligation de «suivre les règles». Le secteur du développement immobilier est régi par de nombreux ensembles de conditions à respecter. Les lois provinciales, les lois municipales, les lois sur l’environnement, la nécessité d’offrir divers types de logements pour diverses clientèles, le zonage, etc.

À la suite de la présentation au public, les membres du groupe de travail vont étudier les commentaires des gens et remettre leur rapport d’ici quelques semaines. «Ce qui arrive après, ça ne nous regarde pas», dit Andrew Richardson.

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Le groupe de travail a fait un recensement des terres disponibles à Summerside et de la capacité de payer des locataires éventuels, dans les conditions actuelles du marché. Ils estiment à 1 900, le nombre de nouveaux domiciles d’ici 2031. Actuellement, environ 160 unités sont construites chaque année. On estime qu’environ 200 nouvelles unités annuellement sont nécessaires. (Photo : J.L.)

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Sam Murphy, consultante auprès du groupe de travail sur le logement. (Photo : J.L.)

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