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Par Jacinthe Laforest 
Emile Gallant est le nouveau président de la Société acadienne et francophone de l’Île (SAF’Île).  (Photo : Archives LVA)

Emile Gallant ne reste pas longtemps inactif.  À peine avait-il fini son mandat à la vice-présidence de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones qu’il devenait président de la Société acadienne et francophone de l’Île (SAF’Île).  

Avec les élections scolaires qui approchent, Emile Gallant, qui a décidé de ne pas poser sa candidature, terminera sa 14e année comme commissaire scolaire pour la zone de l’École François-Buote à la Commission scolaire de langue française (CSLF).  Cette décision de finir sa carrière de commissaire a aussi signifié la fin de son mandat à la vice-présidence de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones.  

«Le jour de l’assemblée générale annuelle de la  Société acadienne et francophone de l’Île, j’étais à Whitehorse pour l’AGA de la Fédération nationale.  J’ai fini mon mandat et presque en même temps j’ai été élu à la présidence de la SAF’Île.  Je pense que j’ai eu deux heures de congé entre les deux», dit-il en riant.  

Au départ, avoue-t-il, il n’avait pas l’intention de briguer les suffrages.  «Le comité de recrutement m’avait approché et j’avais d’abord refusé.  Puis, j’ai participé à quelques événements qui m’ont donné le goût de me réengager.»

Emile Gallant note au passage la soirée Impact Francophonie dans la région de Charlottetown qui a été pour lui un rappel de ce qui est important pour que la collectivité francophone se développe.

Dans un premier temps, dit-il, il faut poursuivre et persévérer dans nos actions.  «On a un rôle et un mandat qui sont essentiels, et pour ma part, je vais mettre l’énergie à assurer que les ressources humaines et financières soient là.  Présentement, il ne reste que deux postes permanents à la SAF’Île.  Ce n’est pas suffisant pour tout le travail qu’il y a à faire.  Je suis un partisan de la nécessité de mieux payer nos employés et de bien les traiter pour les conserver, mais il faut aussi plus de monde.»

Emile Gallant voit approcher les élections provinciales dans moins d’un an maintenant et il souhaite que la SAF’Île soit en mesure de bien faire son travail de représentation auprès des candidats et des partis politiques.  

La jeunesse, plus importante que jamais

«L’une de mes grandes priorités c’est la jeunesse.  Il faut permettre à nos jeunes de vivre des expériences positives, autant et même plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’école.  Avec mon implication au national, je vois partout des employés qui consacrent leur temps à organiser des activités culturelles pour les jeunes dans les écoles et à l’extérieur.  Ici, à la CSLF, nous avons demandé des fonds pour six postes, et nous avons eu assez pour deux.  La décision a été prise de transférer cet argent aux comités régionaux de la SAF’Île pour leur programmation scolaire-communautaire.  C’est bien, mais selon moi ce n’est pas assez.  Partout où je vais être, je vais pousser pour qu’on puisse fournir à nos jeunes des occasions de cultiver leur fierté et leur appartenance.»

Après 14 ans à la CSLF, Emile Gallant a l’impression que les jeunes sont plus «en danger» de perdre leur langue que jamais.  «Ce n’est pas leur faute.  Ils sont des éponges et ils nagent dans une mer, un océan, anglophone, avec juste quelques bulles francophones.  Ce n’est pas suffisant.  Il faut compenser.  Toujours faire plus.  Je n’arrêterai pas de pousser pour cela.  Nos organismes doivent avoir les ressources additionnelles pour agir.  

À la SAF’Île, on est aussi fort que le plus faible de nos membres», dit-il.  

Emile Gallant arrive à la SAF’Île avec une bonne connaissance des gouvernements et de bonnes relations avec Patrimoine canadien ainsi qu’avec le gouvernement provincial. 

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