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13 août 2021 Par Marine Ernoult IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne
Nathalie Vendrys est ingénieure civile et coordinatrice de Stima à l’Île.  (Photo : Marine Ernoult)

Cet été, STIMA Î.-P.-É., organise des camps scientifiques en français en partenariat avec Canadian Parents for French.  Une manière pour les plus jeunes d’apprendre les sciences de manière ludique.  Au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean à Charlottetown, une douzaine d’enfants a réalisé, pendant une semaine, des expériences variées et amusantes. 

«Les sciences, c’est le fun, j’aime faire des choses créatives», sourit Blake, dix ans, les yeux rivés sur son robot télécommandé en pleine course d’obstacles.  À ses côtés, Mia et Seth, respectivement sept et dix ans, jouent de la musique grâce à un xylophone accroché à leur robot tandis que Nour code sur l’outil en ligne Scratch.  «On a créé un jeu avec une poule qui doit sauter par-dessus des œufs», explique la jeune fille de huit ans.  Dans la salle du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean à Charlottetown, l’effervescence est à son comble. 

Une douzaine d’enfants, âgés de cinq à douze ans, en immersion ou en école française, participe au camp d’été scientifique organisé par STIMA Î.-P.-É. (pour science, technologie, ingénierie, mathématique et arts) en partenariat avec Canadian Parents for French (CPF).  Un camp en français durant lequel les savants en herbe s’initient à la science et à la technologie en s’amusant. 

«On voit leur curiosité briller»

«C’est aussi une manière pour les participants de rester dans un environnement francophone, de ne pas perdre leur français», explique Nathalie Vendrys, ingénieure civile et coordinatrice de Stima à l’Île.  «C’est l’une des rares occasions pour mon fils de parler français pendant l’été, à la maison on vit en anglais», confirme Sophie MacDonald, la mère de Blake. 

Fabrication d’une balle rebondissante avec un peu de chimie, création d’une catapulte, de dessins 3D, de girouettes motorisées en Lego, les jeunes multiplient les expériences ludiques.  «On veut vraiment leur donner le goût des sciences, leur montrer qu’on en fait constamment dans la vie de tous les jours», raconte Nathalie Vendrys.  «On voit leur curiosité briller, c’est magique de travailler avec des enfants, de leur transmettre le français», partage Olivier Duchesne, l’un des deux animateurs du camp.

Apprendre les maths à travers le sport

Pendant une semaine, les cahiers et les crayons sont rangés au placard.  «Pour les intéresser, on ne veut pas que ça ressemble à ce qu’ils font à l’école, on veut leur faire plaisir», insiste Nathalie Vendrys.  «On met toujours en avant le côté appliqué, pratique, ce sont des choses qu’ils ne voient pas le reste de l’année en classe», ajoute Francis-Olivier Morin, l’autre animateur du camp, passionné de sciences.

Les mathématiques sont le plus grand défi selon Nathalie Vendrys.  Pour rendre cette discipline moins austère, elle a développé une initiative innovante.  Les enfants apprennent les maths à travers le sport, en jouant au basket ou au football, avec un système de point à additionner. 

En plus de ces camps scientifiques, qui ont eu lieu à Charlottetown, Summerside, Montague et Tignish, Canadian Parents for French en organise deux autres cet été au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, où les participants s’exerceront à la cuisine et au codage informatique.  

Olivier Duchesne est l’un des deux animateurs du camp scientifique.  Il est en 12e année à l’École François-Buote.  (Photo : Marine Ernoult)

 

Francis-Olivier Morin est l’un des deux animateurs du camp scientifique.  Il est en 12e année à l’École François-Buote.  (Photo : Marine Ernoult)

 

Les enfants doivent dessiner et identifier les différentes parties du corps humain.  (Photo : Nathalie Vendrys)

 

Chloé et Mia font flotter leur bateau en lego.  (Photo : Nathalie Vendrys)

 

Élias fabrique des balles rebondissantes.  (Photo : Nathalie Vendrys)

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