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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 20 octobre 2020

- Par Jacinthe Laforest

 

Docteur Nadine Arsenault-Samson recommande aux parents de parler à leurs enfants de la COVID-19 en des termes rassurants, mais réalistes, sans donner plus de détails que nécessaire et surtout, de fermer la télévision à l’heure des nouvelles.  Dr Nadine a accepté d’aller parler aux parents clients de Cap enfants lors de l’assemblée annuelle de l’organisme et le sujet de la COVID-19 s’est imposé. 

 

Beaucoup a été dit sur la COVID-19 et même si on croit tout savoir, il reste encore des zo-nes d’incompréhension.  «Les gens pensent que s’ils se présentent à l’urgence, malades, avec des symptômes de la COVID-19, on les refusera.  Ce n’est pas vrai.  Quand vous êtes malade, que vous n’avez pas accès à un médecin ou à une clinique fièvre et toux, allez à l’urgence.  On va vous isoler dans une salle et vous allez attendre aussi longtemps que les autres, mais certainement, on ne vous refusera pas l’accès».

 

Docteur Nadine dit entendre régulièrement des patients lui dire qu’ils ont tardé à se faire soigner parce qu’ils pensaient que c’était inutile d’al-ler à l’urgence.  Elle affirme que les soins ne seront refusés à personne. 

 

«Le seul temps où l’urgence vous orienterait vers un autre service est si vous avez de la fièvre et de la toux et que la clinique fièvre et toux pouvait vous accueillir.  C’est pour ça que les cliniques fièvres et toux ont été mises sur pied, pour éviter que des gens avec de la fièvre et d’autres symptômes soient trop souvent aux urgences», a-t-elle indiqué. 

 

Des tests bien organisés

 

Depuis le début de l’année scolaire, de nombreux enfants se font tester chaque jour.  «Pour l’avoir vécu en tant que parent et en tant que médecin, je peux vous dire qu’on est très bien organisés.  J’ai été faire tester une de mes filles un matin cette semaine, j’ai quitté la maison à 7 h 55 et j’étais de retour pour une réunion ZOOM à 8 h 20.  Ce n’est pas plaisant de se faire tester, personne n’aime ça, mais ça se fait vite et après c’est fini.  Et les résultats sont très rapides».

 

Ce qui impressionne le plus les enfants, suppose Docteur Nadine, c’est l’habit «d’astronaute» que le personnel porte.  «C’est certain qu’on ne voit pas cela souvent.  Ça peut être utile de montrer aux enfants des images de ces costumes.  C’est le temps de l’Halloween donc, ça adonne bien».

 

Certains enfants veulent faire preuve de courage et se promettent de ne pas pleurer.  Sauf que «c’est un réflexe : tout le monde pleure des yeux lorsqu’on fait ce test» et Docteur Nadine avertit les enfants que même s’ils ne veulent pas pleurer, ils vont tout de même avoir des larmes et que c’est normal. 

 

Transmission communautaire

 

La transmission communautaire est encore mal comprise.  «Lorsqu’une personne est capable de remonter sa chaîne de contamination jusqu’à la personne qui a voyagé en dehors de l’Île et qui a ramené le virus, ce n’est pas de la transmission communautaire.  La transmission communautaire, c’est lorsqu’on attrape le virus et qu’on ne sait pas de qui il vient.  À l’heure actuelle, la seule façon qu’a le virus d’entrer à l’Île, c’est par l’importation.  C’est pour ça qu’on impose la quatorzaine de jours d’isolement aux personnes qui arrivent de l’extérieur».

 

En l’absence de transmission communautaire, pourquoi est-il si important de se faire tester? Simplement parce que la transmission communautaire peut se produire n’importe quand.  «On ne sait pas qu’on a de la transmission communautaire avant qu’on en ait, et là, il est trop tard.  C’est pour ça qu’on fait beaucoup de tests.  Et je vous dis qu’à l’Île, on est pas mal bien organisé.  Je vois dans d’autres provinces des gens qui passent des heures dans leurs autos avant d’être testés».

 

Quelques ressources 

 

Le site Web de l’’hôpital Sick Kids à Toronto, AboutKidsHealth, a des vidéos pour aider les enfants à se préparer à passer le test.  Également, le site Web du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) est aussi une excellente ressource.

 

Nadine Arsenault-Samson, médecin à Summerside, s’est adressée aux parents lors de l’assemblée générale annuelle de Cap enfants.  (Photo : J.L.)

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