Actualités
Par Marine Ernoult / IJL – Réseau.Presse – La Voix acadienne
Alicia pack Wood: Alicia Packwood est directrice générale de l’Association canadienne des constructeurs d’habitations de l’Î.-P.-É.

Depuis 2021, l’Île-du-Prince-Édouard possède un Code du bâtiment qui réglemente la construction dans toute la province. Ces nouvelles normes mettent notamment l’accent sur l’efficacité énergétique. Une première saluée par l’industrie, qui s’inquiète néanmoins de l’augmentation possible des coûts et insiste sur le besoin de formation des professionnels. 

Le 31 mars dernier, le Code national du bâtiment datant de 2020 est enfin entré en vigueur sur l’ensemble du territoire de l’Île-du-Prince-Édouard. 

Trois ans plus tôt, la province avait réglementé pour la première fois de son histoire l’industrie de la construction, en adoptant un autre code national du bâtiment, celui datant de 2015.

Depuis avril, les nouvelles constructions et rénovations doivent suivre le code de 2020, tandis que les projets qui étaient déjà en cours relèvent toujours du code de 2015.

Avant 2021, seules les municipalités de Charlottetown, Stratford et Summerside respectaient les normes nationales de construction. 

En l’absence de normes uniformes à l’échelle de la province, «il était difficile pour les constructeurs d’assurer une qualité constante et les municipalités avaient du mal à faire respecter des standards clairs», rappelle Alicia Packwood, directrice générale de l’Association canadienne des constructeurs d’habitations de l’Î.-P.-É.

Un avis que partage Sam Sanderson, directeur général de l’association de la construction de l’Î.-P.-É : «C’est important de s’assurer que tous les habitants de l’est à l’ouest de l’île, dans les campagnes comme dans les villes, aient le même niveau de construction, qu’il y ait les mêmes pratiques et processus partout.»

«Construire des bâtiments plus efficaces pour protéger le climat»

Le responsable évoque notamment les nouvelles exigences en matière d’équipements pour les personnes handicapées, mais aussi les nouvelles normes d’efficacité énergétique afin d’édifier des maisons net zéro.

«C’est une bonne chose, car nous étions en retard par rapport au reste du pays, souligne-t-il. Ces codes nationaux nous aident désormais à construire des bâtiments meilleurs, plus sûrs, plus intelligents et plus efficaces pour protéger le climat.»

L’industrie pointe néanmoins certains défis, au premier rang desquels figure la formation professionnelle des entrepreneurs, artisans et ouvriers du secteur.

«Appliquer correctement le code, ça s’apprend, ça deman-de une mise à niveau et un perfectionnement au fil du temps, alors que nous sommes très occupés avec la demande qui n’a jamais été aussi forte», observe Sam Sanderson. 

Le Collège Holland fournit d’ores et déjà des formations aux entrepreneurs.

Alicia Packwood s’inquiète de son côté de l’apparition de coûts supplémentaires. «Nous soutenons l’amélioration de l’efficacité énergétique, mais nous devons être conscients qu’au fur et à mesure que nous avançons, il y aura une augmentation des coûts initiaux», explique-t-elle. 

Quelles que soient les préoccupations de l’industrie, une nouvelle version du code devrait rentrer en vigueur en 2025, avec des normes encore plus performantes en matière d’efficacité énergétique et de neutralité carbone.    

Sam_Sanderson.jpgSam Sanderson : Sam Sanderson est directeur général de l’association de la construction de l’Î.-P.-É.

encadre-2.jpg

Abonnez-vous à La Voix acadienne pour recevoir votre copie électronique ou la version papier

Actualités