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11 mai 2022 Par Jacinthe Laforest 
L’édifice du Collège de l’Île à Wellington.

Depuis octobre 2021, l’ensemble de la collectivité acadienne et francophone de l’Île est au courant de l’intention du Collège de l’Île de déménager ses opérations de Wellington vers la ville de Summerside.  Le dossier progresse lentement, dit le président du Collège Donald DesRoches.  

C’est lors de l’assemblée générale annuelle de la Société acadienne et francophone de l’ÎPÉ, , que le maire de la municipalité rurale de Wellington, Alcide Bernard, a choisi de dénoncer l’intention du Collège de l’Île de quitter Wellington et la région Évangéline.  

Depuis, le dossier évolue très lentement.  Le maire de Wellington espère convaincre les bailleurs de fonds de ne pas financer les efforts de relocalisation du Collège.  «Je suis peut-être le seul, mais je ne lâche pas le dossier», a dit Alcide Bernard lors d’entrevues précédentes.  

Du côté du Collège de l’Île, le dossier avance, mais les progrès sont lents.  «On n’est pas à la veille de faire des annonces, c’est certain.  On a des discussions avec de nombreux bailleurs de fonds, mais vous vous doutez bien que les politiciens ont eu d’autres préoccupations que notre déménagement au cours des derniers mois, avec la COVID et les patates», insiste Donald DesRoches, président du Collège de l’Île. 

Ce dernier confirme qu’il n’y a pas eu de communications récentes avec les instances municipales, par contre, le Collège est en communication ouverte avec la Société de développement de la Baie acadienne (SDBA) concernant les locaux.  «Nous sommes très conscients de l’impact que le déménagement de nos opérations aurait sur la SDBA et nous nous sommes engagés à travailler avec eux pour assurer une transition.  Selon ma compréhension, il y aurait des entités entrepreneuriales qui seraient intéressées», suggère Donald DesRoches.  

Le président du Collège de l’Île confirme qu’il n’est pas question pour l’institution de quitter la région, mais plutôt, de déménager les opérations de l’institution, tout en conservant un campus ou une antenne ou un bureau satellite dans la région.  

«Comme je l’ai dit par le passé, il y a des expériences de travail que nos étudiants peuvent vivre seulement dans la région Évangéline.  Pour nos étudiants en soins infirmiers auxiliaires et nos étudiants au programme de préposé aux soins, la résidence Le Chez-Nous est précieuse pour nous.  Et pour nos étudiants en services à la personne/travailleur jeunesse, le Centre Goéland/Village des Sources est précieux», rappelle Donald DesRoches.  

Par la force des choses, les étudiants du Collège, en particulier ceux en soins infirmiers auxiliaires, font leurs stages presque exclusivement en anglais, même si leur formation est en français.  «C’est possible et peut-être même facile d’oublier qu’il y a des endroits à l’Île où on ne peut pas travailler si on ne parle pas français, comme Le Chez-Nous et comme dans les centres scolaires et communautaires.  Et que c’est pour ça que le Collège existe», dit Donald DesRoches.  

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