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28 octobre 2021 Par Jacinthe Laforest
Alcide Bernard (au micro) s’inquiète de voir que personne ne parle du départ possiblede deux institutions phares de la région Évangéline. On voit aussi, assis de gauche à droite, Béatrice Caillié, secrétaire de l’assemblée, Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de SAF’Île, Edgar Arsenault, président de SAF’île, et Donald DesRoches, président du Collège de l’Île et président de l’AGA. (Photo : Jacinthe Laforest)

Maire de Wellington, Alcide Bernard est inquiet pour son village et pour sa région.  «Deux de nos institutions les plus importantes sont en train de penser à partir de la région, et personne n’en parle», a-t-il lancé au moment réservé dans l’horaire, pour les propositions des membres. 

Ces deux institutions sont le Collège de l’Île, qui déménagerait son siège social à Summerside, et la Commission scolaire de langue française (CSLF), qui a décidé de ne pas faire partie du futur centre scolaire et communautaire. 

En tant que maire de Wellington, Alcide Bernard se préoccupe surtout du Collège.  «Je trouve que quelqu’un d’autre devrait parler à propos de la décision de la CSLF.  Le leadership manque sur ces questions dans la région Évangéline.  Et personne ne semble au courant ni poser des questions.  Si on laisse la région se vider comme ça, quel signal cela envoie?»

La discussion, par ailleurs fort intéressante, n’a pas pu aboutir à une proposition adoptée en bonne et due forme par l’ensemble des membres.  Au terme d’un premier vote, marqué par un très grand nombre d’abstentions, un rapide calcul a incité les dirigeants à vérifier le quorum.  À ce moment-là, vers 16 h 30, alors que la plupart des gens étaient réunis depuis le matin, environ 10 personnes avec droit de vote manquaient pour constituer le quorum. 

La proposition préparée par Alcide Bernard a été reçue et sera discutée à l’intérieur du conseil d’administration de la SAF’Île, qui pourra alors voir les actions à entreprendre.  Ladite proposition demande à la SAF’Île d’intervenir pour que le Collège ait les moyens de rester dans la région. 

Le Collège se bute à des problèmes d’espace.  De plus, sa clientèle de plus en plus internationale s’accommode mal d’un campus hors des grands centres.  Le manque de logements disponibles dans la région et l’absence de transport en commun s’ajoutent aux arguments en faveur d’un déménagement. 

Alcide Bernard ne comprend pas comment il se fait que la Société de développement de la Baie acadienne, propriétaire de l’édifice oùloge le Collège, ne fasse pas tout son possible pour conserver un locataire aussi important.  Encore une fois, il invoque le manque de leadership dans la région Évangéline. 

Comme pour confirmer ses propos, au moment de toute cette discussion, aucun représentant du Conseil scolaire-communautaire Évangéline ne s’est exprimé.

Le cœur de l’Acadie de l’Île en danger

Alcide Bernard était content d’entendre que certaines personnes voient encore la région Évangéline comme le cœur de l’Acadie à l’Île-du-Prince-Édouard.  «Ce que Charles Duguay a dit résume bien mon état d’esprit par rapport à tout ça.  Pour moi, la région Évangéline est encore le coeur de l’Acadie de l’Île. Et je suis content que ce soit quelqu’un de l’extérieur de la région qui le dise.  Ça renforce le message», a-t-il résumé, une fois la rencontre levée. 

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