Le 24 août 2017

Malcolm Gilman sera en 12e année à l’école François-Buote en septembre.  Bilingue, il travaille comme serveur à l’établissement touristique Shaw’s Hotel à Brackley depuis trois étés.  Durant cet été 2017, il a
dû s’absenter de son travail pour participer à deux compétitions nationales : les Jeux du Canada et les Jeux de la Légion.

Les Jeux du Canada durent deux semaines, et les épreuves de lancers du javelot de Malcolm se déroulaient durant la première semaine de compétition.  Il a donc pu conclure celles-ci pour revenir à l’Île avant de se rendre aux Jeux de la Légion, qui se déroulaient du 11 au 13 août, alors que les Jeux du Canada finissaient eux aussi le 13 août.

«Aux Jeux du Canada, j’ai fini 11e sur 22 concurrents, au lancer du javelot.  C’était un javelot de 800 grammes et j’ai fait un lancer de 48, 97 mètres.  C’est un record personnel pour moi, au javelot de 800 grammes.  Aux Jeux de la Légion, on avait des javelots de 700 grammes.  Et là encore, j’ai battu mon record personnel avec un lancer de 54,24 mètres.  J’ai fini 7e sur environ 20 concurrents.  Je suis très satisfait de mes résultats, car le lancer du javelot, c’est très difficile et très technique, et la compétition était très forte», a insisté le jeune homme de 17 ans.

Malcolm est le fils de Julie et Marc Gilman, qui l’encouragent sans compter.  «Je suis très reconnaissant à mes parents, car ce sont eux qui assument les dépenses de mes entraînements à Moncton, avec un entraîneur spécialisé en javelot.  Ils m’encadrent et ils m’encouragent», dit Malcolm.

Les Jeux de la Légion ont lieu chaque été.  C’était la quatrième et la dernière participation de Malcolm à ces Jeux.  C’était sa première participation aux Jeux du Canada.

De retour à l’Île, il a repris la routine du travail.  L’argent qu’il gagne est déjà réservé pour ses études.  «Je veux être ingénieur, mais je ne sais pas encore dans quel domaine».

Bon en sciences et en maths, Malcolm est en mesure de transposer ses connaissances dans sa discipline de lancer.  Le javelot, c’est très technique, c’est très mathématique et c’est de la physique appliquée, avec l’accélération et la décélération rapide, le transfert de l’énergie accumulée, et la précision des angles.

«Chaque lancer est différent, et on a très peu de temps pour évaluer les conditions, les vents et les autres perturbations possibles.  On apprend à penser vite pour établir rapidement une stratégie.  C’est aussi très dur sur le corps.  Je dois porter une ceinture spéciale pour mon dos et un support pour mon bras droit, qui fait le lancer», dit-il.

Dans le passé, Malcolm a aussi participé aux Jeux de l’Acadie, sa dernière participation ayant été lors de la Finale de Charlottetown, en 2015.  «Dans le passé, j’ai concouru au lancer du poids, du disque, du mar-
teau et du javelot et je me suis graduellement spécialisé en javelot.  Quand on atteint un niveau assez élevé, il faut se spécialiser, car l’entraînement est très spécifique».

En plus de l’athlétisme, Malcolm fait partie des équipes sportives de son école, notamment en soccer et en basket.  

- Par Jacinthe Laforest

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