Le 4 octobre 2017

Lors de son assemblée générale annuelle, l’Association du Musée acadien a décerné son prix de La Petite Nyctale 2017 à Jean Bernard, pour son œuvre généalogique en sept volumes.  Jean Bernard est entouré d’Alméda Thibodeau (à gauche), de sœur Marie Arsenault et du président de l’Association, l’abbé Eddie Cormier. 

Le prix La Petite Nyctale, dont le nom est inspiré par cette petite chouette qui est surnommée «la chouette acadienne», a été remis au généalogiste et auteur, Jean Bernard, en reconnaissance de son œuvre colossale en sept volumes et plus de 4 500 pages, sur la généalogie des familles acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard. 

L’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., qui remet ce prix depuis 2003, a décrit Jean Bernard comme un passionné de généalogie et d’histoire. 

Cette passion s’est manifestée dans de nombreux projets, incluant la publication, de 2009 à 2016, de la généalogie des familles acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard, un travail qu’il a accompli avec très peu de ressources, et surtout, aucun financement gouvernemental. 

«Le premier volume a pris longtemps à se faire connaître, mais au fur et à mesure que j’ajoutais des volumes et d’autres noms de familles acadiennes, l’intérêt a grandi.  Maintenant, les gens achètent la collection complète, mais je dois dire que certains volumes sont épuisés», a déclaré le chercheur dans ses mots de remerciement. 

Il a expliqué que plus d’une fois, au cours de ses recherches, il a eu envie d’abandonner, mais l’encouragement de ses amis et collègues l’a aidé à poursuivre son œuvre jusqu’à son achèvement, avec le lancement du volume 7, qui inclut les noms de famille commençant par R, jusqu’à W. 

Après une œuvre aussi colossale, une personne pourrait dire qu’elle a fait sa part, mais pas Jean Bernard.  Il a annoncé qu’il était en train de travailler sur une nouvelle édition, qui serait augmentée. 

«Mon rêve serait qu’un jour, quelqu’un poursuive le travail, en tenant compte des données du 20e siècle.  En général, il faut attendre 90 ans avant de pouvoir utiliser certains documents d’archives et présentement, ça nous amène en 1927.»

Parce qu’il devait arrêter quelque part, Jean Bernard s’est fixé la limite du recensement de 1901.  Il est peut-être encore trop tôt, mais dans 25 ans, on aura accès aux archives de toute la moitié du 20e siècle. 

En remettant ce prix à Jean Bernard, l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É. reconnaît que ces sept volumes contribuent à l’identité culturelle dans les communautés acadiennes de l’Île ainsi qu’au rayonnement de l’Acadie de l’Île à l’extérieur de la province. 

En effet, la série complète des volumes se trouve maintenant dans des institutions et bibliothèques de par le monde, pour être consultée et enrichir le dialogue des mordus de la généalogie.  Tranquillement, ces volumes ont fait leur chemin laissant des traces de fierté acadienne et des preuves d’une Acadie bien vivante, qui se renouvelle et se multiplie. 

- Par Jacinthe Laforest
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