Le 11 avril 2017

Lors de la cérémonie de commémoration de la bataille de la crête de Vimy, à Borden-Carleton, le 9 avril au matin, on voit de gauche à droite Dean Rogerson qui a déposé une couronne au nom du soldat de Vimy John Lyman Wood, Jamie Fox, député local, Wayne Easter, député fédéral, Mitch MacDonald, président de la Légion royale canadienne de Borden-Carleton, le maire Dean Sexton et le sénateur Mike Duffy.  


Lorsqu’il s’est joint à la Légion royale canadienne de Borden-Carleton, quelque temps après être devenu citoyen canadien en 2013, Pieter Valkenburg s’est rendu compte que la Légion savait très peu de choses sur les soldats dont les noms figuraient pourtant sur le cénotaphe local.  

«J’ai commencé à faire des recherches.  Cela m’a mis en contact avec des gens d’un peu partout.  C’est passionnant.  Mon but est de faire un mur où les soldats dont les noms sont sur le cénotaphe seraient représentés.  Je trouve que c’est important de mieux connaître les personnes dont nous marquons le souvenir, le 11 novembre chaque année, ou lors d’événements comme le 100e anniversaire de la Bataille de la crête de Vimy, que nous marquons aujourd’hui», a indiqué le marin et diplomate de carrière, Pieter Valkenburg, tout de suite après la cérémonie à la Légion de Borden-Carleton.  

Lors de cette cérémonie, deux soldats ont été particulièrement mis en vedette.  Le premier était le soldat John Lyman Wood, natif de North Tryon.  Il a pris part à la bataille de la crête de Vimy et y a survécu.  Cependant, le sort a voulu qu’il meure au combat quelques semaines plus tard.  

L’autre soldat honoré par la Légion de Borden-Carleton était Raymond Patrick Arsenault, natif de Bédèque, qui était fermier avant de se joindre au 105e Bataillon de la Compagnie C en 1916.  

Il a quitté Halifax par bateau et 10 jours plus tard, est arrivé à Liverpool en Angleterre.  Environ cinq mois plus tard, il a été envoyé en France, au sein du 14e bataillon.  Le 15 janvier 1917, il a été affecté par erreur (croit-on), à la 13e compagnie de mitraillettes, dont le rôle était de couvrir l’avancée de l’infanterie, par un tir fourni.  Selon les recherches, celui à qui cette place était destinée s’appelait Benjamin Arsenault de Summerside qui est revenu de guerre grâce à cette erreur, contrairement à Patrick Arsenault, qui est tombé au combat le 9 avril 1917.  Son corps n’a jamais été retrouvé.


Donald Arsenault a eu l’occasion de communiquer à plusieurs reprises avec Pieter Valkenburg durant les derniers mois, en raison de leur intérêt partagé pour les anciens combattants.  Ils se sont retrouvés
avec plaisir le matin du 9 avril à Borden-Carleton.


- Par Jacinthe Laforest

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