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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 11 septembre 2018

De gauche à droite : Les étudiantes de première année Megan Gallant, Marylou Richard-Sweet et Emmalyn Kozma-Allain. Elles sont toutes inscrites au programme d’éducation à la petite enfance.

Environ 30 étudiants ont passé la porte du Collège de l’Île, ou le feront sous peu, pour entreprendre leur formation postsecondaire, en français, à l’Île-du-Prince-Édouard.  «C’est le plus grand nombre d’étudiants en première année de notre histoire, et ce n’est pas un hasard.  C’est le résultat de tous nos efforts de recrutement et des changements stratégiques que nous avons opérés aucours des récentes années», a indiqué le président directeur général du Collège de l’Île, Donald DesRoches, le mercredi 5 septembre, la veille du début de la session d’automne. 

Des étudiants de l’étranger et croissance démographique

Ayant connu du succès avec une première cohorte d’étudiants du Mexique, qui ont reçu leur diplôme en soins infirmiers auxiliaires en janvier 2018, le Collège de l’Île a agrandi son rayon de recrutement sur la scène internationale. 

«Cette année, nous avons des étudiants du Maroc, du Cameroun et à nouveau du Mexique.  Et encore là, ce n’est pas par hasard.  Nous avons ciblé ces pays en travaillant avec des agences dans chacun de ces pays, et ça nous rapporte des étudiants, évidemment, mais également, cela enrichit l’expérience étudiante et la formation citoyenne de tous nos étudiants, par l’ouverture à la diversité», a indiqué Donald DesRoches. 

Le Maroc et le Cameroun étant deux pays de la francophonie, le Collège n’a pas prévu de formation linguistique préalable au début des cours.  Leur arrivée était donc prévue pour le début de la session d’automne, ou aussitôt qu’ils auront leur visa.  Les étudiants du Mexique sont arrivés en juin et ont profité d’une formation linguistique intense afin d’avoir le niveau requis pour entreprendre leur formation professionnelle. 

Il est clair que les gouvernements encouragent la venue d’étudiants de l’étranger, qui peuvent, s’ils décident d’élire domicile et de travailler à l’Île, contribuer à la croissance démographique.  «Au Collège de l’Île, en raison de notre petite taille et des efforts que nous sommes en mesure de déployer pour que nos étudiants se sentent bien, je pense que nous sommes bien placés pour faciliter l’intégration et éventuellement, la rétention des étudiants, même après leurs études», dit Donald DesRoches. 

Il faut tenir compte du fait que même s’ils décident de ne pas rester, ils auront tout de même contribué à l’économie et à la société prince-édouardienne pendant la durée de leurs études. 

Étudiants issus des écoles françaises et des programmes d’immersion

La clientèle privilégiée du Collège de l’Île a traditionnellement été celle des écoles françaises.  C’est normal.  De plus en plus cependant, le Collège a courtisé les étudiants en immersion et le résultat de cet effort est manifeste en cette rentrée 2018.  «Nous avons été beaucoup plus présents dans les écoles, autant pour mieux rejoindre notre clientèle naturelle que pour nous faire connaître des élèves et des programmes d’immersion.  Pour l’avenir cela augure bien.  Les inscriptions sont en hausse à La Commission scolaire de langue française et la popularité du programme d’immersion se maintient», a insisté le président du Collège de l’Île.

Petite enfance

Le programme de formation d’éducateurs à la petite enfance est plein cette année et là encore, ce n’est pas un hasard.  «Nous avons neuf étudiantes dans ce programme et c’est réellement notre plus grande cohorte.  C’est clairement le résultat des efforts de recrutement en collaboration avec l’Association des centres de la petite enfance francophones, et de la participation financière de Compétences Î.-P.-É.», admet Donald DesRoches. 

Dans le passé, le programme d’éducatrice à la petite enfance a été bien fréquenté, mais la plupart des étudiantes étaient déjà employées par un CPE et suivaient des cours pour obtenir leur certification ou pour répondre aux critères de leur emploi. 

La nouvelle cohorte représente un gain net pour le réseau des CPE francophones de l’Île, à un moment où le besoin est pressant. 

Changement de nom et ouverture du campus de Charlottetown 

Selon Donald DesRoches, la décision du Collège de l’Île de changer de nom pour devenir Collège de l’Île a été une bonne décision.  «Le nom met l’accent sur la fonction de l’institution, plutôt que sur son appartenance culturelle, tout en étant bien ancré sur un territoire.  Nous avons reçu une couverture médiatique extraordinaire pour ce changement de nom, qui a coïncidé avec notre partenariat avec Holland College et la création de notre campus de Charlottetown».

Donald DesRoches confirme que les étudiants de la rentrée 2018 sont répartis à peu près également entre les deux campus, celui de Wellington et celui de Charlottetown.  Ce dernier a connu une croissance qu’on pourrait qualifier d’exponentielle, étant passée de deux à 16 étudiants depuis 2016.  «Nous avons dû faire du réaménagement pour accommoder tous nos étudiants.  Avec le temps la croissance continue, nous aurons peut-être besoin de nous prévaloir davantage de notre partenariat avec Holland College, et utiliser leurs salles de classe», décrit le PDG. 

Soins infirmiers auxiliaires

Le programme de soins infirmiers auxiliaire est lui aussi complet en cette rentrée 2018.  «Nous avons huit étudiants et une petite liste d’attente pour ce programme qui est toujours très populaire, car les emplois sont garantis.  Nous avons aussi apporté des changements à ce programme, pour le faire commencer en septembre, en même temps que les autres programmes, pour une diplomation en juin.   Auparavant, le programme prenait fin en hiver et les diplômes étaient présentés en janvier, comme ç’a été le cas en janvier dernier», a insisté Donald DesRoches. 

Le président directeur général du Collège de l’Île déborde d’optimisme pour l’avenir de l’institution.  «Il semble se produire une synergie, une convergence de facteurs, qui créent un climat propice à l’avancement du français à l’Île». 


De gauche à droite : Les enseignant.e.s Maurice Hashie, Audrey Gee-Arsenault et Janice Gallant.


Photo prise lors de la première de deux journées d’orientation, au campus de Charlottetown du Collège de l’Île. On y voit des membres du personnel et des étudiant.e.s qui participent à une activité brise-glace. 


Photo prise lors de la deuxième journée d’orientation, au campus de Wellington du Collège de l’Île. On y voit des étudiant.e.s (pas tous arrivés encore à ce moment-là) qui reçoivent les informations sur l’horaire de la journée d’orientation. (Photos : Gracieuseté)


- Par Jacinthe Laforest

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