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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 22 août 2018
Le nombre d’enfants inscrits aux écoles de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard connaît une fois de plus une augmentation cette année.  Alors qu’il y avait 937 élèves dans les six écoles en 2017, la commission scolaire en attend 991 pour septembre.  En huit ans, La Commission scolaire de langue française (CSLF) a vu le nombre d’élèves inscrits augmenter de 21 %. En effet, si on remonte à l’année scolaire 2010 - 2011, un total de 820 élèves prenait place sur les bancs des écoles francophones, alors qu’ils seront près de 1 000 dans un mois. 

« C’est exceptionnel pour nous, affirme la directrice générale de La Commission scolaire de langue française, Anne Bernard-Bourgeois.  La commission scolaire veut vraiment être à l’appui de sa communauté et considère que l’augmentation des effectifs dans les écoles joue un rôle important dans la vitalité de la communauté». 

Les écoles dans lesquelles on retrouve les plus grosses augmentations sont celles de Summerside (École-sur-Mer) et de Charlottetown (François-Buote). 

À Summerside, le nombre d’élèves passe de 157 l’an dernier à 179 cette année, une hausse marquée de 14 %, selon les chiffres préliminaires d’avant la rentrée.  Malgré que les travaux d’agrandissement pour l’école secondaire
ne soient pas encore commencés, la commission scolaire assure qu’un total de 179 enfants pourra y passer l’année. 

À l’école François-Buote, l’augmentation se chiffre à 31 élèves de plus, ce qui constitue un bond d’environ 8 % du nombre d’élèves en un an seulement. 

Selon la directrice générale, cette augmentation du nombre d’inscriptions ne serait pas due à une augmentation du nombre d’enfants dans la province.  «Ce qu’on me dit, c’est que ce n’est pas le cas.  On voit une légère décroissance un peu partout dans les écoles anglophones», dit-elle. 

À l’Î.-P.-É., entre 2007 et 2017, les chiffres de la croissance démographique indiquent une hausse de 10 % des enfants de 0 à 4 ans, de 13 % des enfants de 5 à 9 ans et une baisse de 7 % chez les 10 à 14 ans.

Les petits apprennent le français 

Il n’est donc pas surprenant de voir qu’à la CSLF, c’est la maternelle qui attire le plus de nouveaux venus. 

«On va avoir trois classes de maternelles à François-Buote et deux à l’École-sur-Mer.  On voit beaucoup d’intérêt, de plus en plus, chez les parents à inscrire leurs jeunes enfants à la maternelle française», affirme Mme Bernard-Bourgeois. 

Ces statistiques sont signe que les partenariats avec la communauté fonctionnent, pense la directrice. 

En effet, les centres de la petite enfance francophones, la Fédération des parents de l’Î.-P.-É. et l’organisme Cap enfants sont parmi les partenaires les plus importants de la commission scolaire pour le recrutement de plus jeunes élèves. 

La directrice générale se dit aussi ravie de pouvoir compter sur le personnel loyal dans ces six écoles. 

«On est très chanceux, parce qu’il y a en ce moment une pénurie de main-d’œuvre dans le milieu minoritaire partout au Canada.  On se trouve très chanceux d’avoir les professionnels, les enseignants et le personnel spécialisé pour répondre à nos besoins», affirme-t-elle. 

Selon la directrice, il ne resterait que deux ou trois postes à pourvoir pour la rentrée scolaire, sur un total d’environ une centaine d’employés. 

Les efforts se poursuivent 

Bien que les résultats soient encourageants, il n’est pas question pour la direction de La Commission scolaire de langue française de cesser les efforts de recrutement, assure Mme Bernard-Bourgeois. 

Avec l’aide de Daniel Bourgeois, directeur des communications et des affaires communautaires et culturelles, la commission scolaire prépare un plan de sensibilisation «concret» qui visera à diffuser l’importance de l’éducation en français dans un pays bilingue comme le Canada. 

L’équipe de la CSLF a aussi contacté d’autres commissions scolaires francophones en milieu minoritaire comme celle de l’Ontario pour connaître leurs stratégies de recrutement, ainsi qu’un chercheur de l’Université de Moncton, Rodrigue Landry. 

Certaines de ces idées, telles que des publicités à la radio, pourraient possiblement faire partie du plan de sensibilisation sur lequel La Commission scolaire de langue française travaille. 

- Par Catherine Paquette 
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