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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 2 mai 2018
En tant que président de l’organisme porte-parole de la communauté acadienne et francophone, Guy Labonté voit les élections scolaires de la fin mai comme une occasion pour la communauté acadienne et francophone d’exercer un droit, mais aussi un devoir important.  «Premièrement, quand on décide d’aller voter, pour un candidat ou un autre, on s’intéresse plus à ce que nos commissaires élus font ou ne font pas.  Le vote comme tel est une partie importante de la démocratie, mais ce qui se passe ensuite l’est aussi.  Les électeurs de toutes les zones sont en droit de s’attendre à ce que leur commissaire ou leurs commissaires parlent pour eux aux réunions et qu’ils questionnent les décisions à prendre jusqu’à ce qu’ils se sentent à l’aise de décider», a insisté le président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin. 

Selon lui, les commissaires devraient avoir, non seulement le droit, mais surtout le devoir de se prononcer sur des questions touchant les parents et citoyens qu’ils représentent dans leur zone.

En vue des élections du 28 mai prochain, les six zones sont comme suit :

• Zone 1 École ÉvangélineDeux commissaires

• Zone 2 École Pierre-ChiassonUn commissaire

• Zone 3 École-sur-MerDeux commissaires

• Zone 4 École Saint-AugustinUn commissaire

• Zone 5 École François-BuoteDeux commissaires

• Zone 6 École La-Belle-ClocheUn commissaire 

La période de mise en candidature s’est ouverte le 30 avril et se terminera le 11 mai.  Le président actuel de La Commission scolaire de langue française, Emile Gallant, a déjà signifié son intention de briguer à nouveau un des postes de la zone 5. 

«Idéalement, on devrait avoir assez de candidats dans toutes les zones pour que personne de soit élu par acclamation et pour pourvoir tous les sièges au moyen d’une élection.  Si je regarde les résultats de l’élection précédente de 2014, seuls deux commissaires ont été élus, les autres sont entrés sans opposition et en plus, un des postes a du être attribué par appointement», a expliqué Guy Labonté. 

Toujours aux élections de 2014, 70 personnes ont voté dans chacune des deux zones où il y a eu des élections, pour un total de 140 personnes.  On ne peut pas dire que les électeurs se bousculent aux portes. 

Pour se présenter aux élections, il faut remplir certains critères, très bien expliqués sur le site Web de Élections Î.-P.-É.  D’ailleurs pratiquement tout le matériel est traduit en français.  Si vous souhaitez être candidat au poste de commissaire pour la Commission scolaire de langue française, vous pouvez obtenir un formulaire de mise en candidature auprès du directeur du scrutin de votre zone.  Au moyen de ce formulaire de mise en candidature, vous devez trouver l’appui d’au moins 10 personnes ayant le droit de vote dans la même zone que vous.  La date limite est le 11 mai à 16 heures.  Toute personne qui est un parent admissible ou qui serait un parent admissible si la personne avait des enfants, a le droit de se présenter, du moment qu’il est citoyen canadien, qu’il vit dans la zone depuis six mois et qu’il n’a pas de casier judiciaire.   

Le mandat principal du commissaire d’école élu est de représenter les parents et de répondre aux besoins des élèves. Les commissaires participent aux discussions et aux décisions de leur commission scolaire. 

«C’est un rôle très important.  Pour nous, à la Société Saint-Thomas-d’Aquin, ces élections sont une priorité parce que les décisions qui se prennent à la commission scolaire ont un grand impact sur l’éducation en français et donc sur la construction identitaire des jeunes et sur leur intérêt à garder leur français.  Nous encourageons les gens à se présenter et à aller voter le moment venu.  L’avenir de notre communauté, c’est la jeunesse.»

Le site Web d’Élections Î.-P.-É. est très complet et contient beaucoup d’information en français.  Selon la Commission scolaire de langue française, Élections Î.-P.-É. prévoit aussi distribuer des dépliants d’information en français aux familles desservies par la CSLF et embaucher un agent de liaison entre les parents et le scrutateur afin de répondre aux questions des parents et de fournir des renseignements additionnels. 

Rappelons que les élections scolaires concernent uniquement le système scolaire francophone à l’Île, depuis l’abolition de la commission scolaire anglophone. 

- Par Jacinthe Laforest

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