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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 28 février 2018

Mary MacPhee recommande l’ajout de ressources adéquates dans les écoles françaises.


Mary MacPhee, maintenant PhD, à l’issue de la présentation de sa thèse au public le 22 février dernier, et de l’évaluation académique qui a suivi, recommande que les parents non francophones dont les enfants vont à une des écoles de La Commission scolaire de langue française soient mieux encadrés. 

Sa recherche, effectuée au cours des récentes années, a démontré que les parents non francophones se sentent délaissés par le système, moins bien informés que les parents francophones, et que pour cette raison, leur degré de participation à la vie scolaire de leur enfant n’est pas au niveau qu’ils le souhaiteraient.

À plusieurs reprises pendant son exposé au public, Mary MacPhee a rappelé que La Commission scolaire de langue française avait ouvert ses portes aux enfants de parents non-ayants droit, et pour ainsi dire non francophones.  Combiné à des facteurs comme l’immigration et l’exogamie, cela contribue à augmenter la proportion de parents non francophones et aussi d’élèves non francophones, à leur arrivée dans une école française. 

«Cela pose la question de l’enseignement.  Comment vous y prenez-vous pour enseigner à cette clientèle non francophone dans une classe où une bonne partie des élèves est déjà francophone? La deuxième question que cela pose est la participation des parents et leur valorisation dans le système», a insisté Mary MacPhee dans ses conclusions. 

La Commission scolaire de langue française a confirmé qu’elle pouvait accepter des non-ayants droit.  «La CSLF doit accepter les enfants de parents ayants droit en vertu de l’article 23, peu importe, leur compétence en français, car ils ont ce droit constitutionnel.  Cependant, la CSLF doit aussi contribuer à la vitalité de la communauté acadienne et francophone, et puisque celle-ci est en décroissance, nous pouvons accepter également des enfants non-ayants droit qui deviendront des membres fiers et actifs de notre communauté», a déclaré Emile Gallant, président de la CSLF. 

Ce dernier a précisé que la CSLF se réserve néanmoins le droit de refuser l’admission aux élèves non-ayants droit si le comité d’approbation juge que leurs défis seront trop grands ou imposeront un trop lourd fardeau au système scolaire de langue française. 

«Les ressources en francisation que nous donne le gouvernement pour appuyer les non francophones et leurs parents sont appréciées, mais insuffisantes», a indiqué le président. 

Évidemment, la bonne intégration des élèves est la priorité pour la CSLF.  Pour cette raison, la CSLF est heureuse que les conclusions de la doctorante appuient l’ajout de ressources pour l’enseignement.  Cependant, la CSLF n’est pas prête à se prononcer sur la question des façons d’engager les parents non francophones.  «La CSLF rencontrera prochainement Mary MacPhee pour comprendre ses recommandations et leur impact sur notre système.  La CSLF décidera comment y donner suite après une étude approfondie», a indiqué le président de la CSLF.


Emile Gallant a écouté attentivement les conclusions de la doctorante Mary MacPhee.


Gail Lecky, directrice de Canadian Parents for French, estime qu’en ouvrant ses portes aux non-ayants droit, la CSLF devrait prévoir des mécanisme de communication avec les parents non francophones.


Anastasia DesRoches, directrice de la Fédération des parents, veut que les écoles françaises conservent leur mandat.


Donald Arsenault, un grand observateur de la communauté, a écouté les interventions des nombreuses personnes qui ont pris la parole. 


Mary MacPhee.

- Par Jacinthe Laforest
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