Le 16 novembre 2017

Le chantier de l’école La-Belle-Cloche est bien avancé.  Cette photo a été prise de l’arrière de l’édifice d’où on peut voir le gymnase (à gauche) et, vers le centre, le clocher de l’ancienne église de Rollo Bay qui est de l’autre côté de la route 2.


Le jeudi 9 novembre en après-midi, le ministère de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Culture a organisé une visite du chantier de construction de la nouvelle école La-Belle-Cloche, à Rollo Bay, pour quelques médias et quelques personnes de la communauté. 

La visite était guidée par Tyler Richardson, l’ingénieur principal au gouvernement provincial, ainsi que la directrice de l’école, Marise Chapman, qui connaît déjà très bien sa future école. 

Lors de la visite, il y avait sur les lieux neufs entrepreneurs différents, pour un total de 38 employés.  Certains faisaient la ventilation et le chauffage, d’autres travaillaient sur les installations électriques, à la peinture et à la plomberie, pour n’en mentionner que quelques-uns.  Selon les semaines et l’avancement des travaux, il y a toujours de 30 à 50 employés sur le site, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. 

Le 9 novembre dernier, il faisait encore relativement beau, mais les froids hivernaux ne tarderont pas.  Une des priorités des équipes présentes était de terminer l’installation du chauffage permanent, et de le mettre en marche, afin de pouvoir désinstaller le chauffage temporaire, fermer les plafonds et procéder aux étapes suivantes. 

Le coût total de la construction s’élève à 9,15 millions de dollars: 2,44 millions de dollars proviennent du gouvernement fédéral et le reste de la province.  L’ingénieur en chef de la province, Tyler Richardson, a confirmé que le chantier coûtait un peu plus cher que ce qui avait été initialement prévu. 

«Il y a des raisons à cela.  Nous avons dû démolir une plus grande partie de l’ancienne école ce qui n’était pas prévu à l’origine.  Nous avons dû refaire tous nos plans et la construction a été arrêtée pendant quelques semaines l’été dernier.  La salle mécanique a dû être relocalisée pour différentes raisons.  Également, un troisième facteur qui a eu un impact sur les coûts est le fait qu’il y a beaucoup de chantiers en progrès et que les entrepreneurs ne manquent pas de travail.  Nous avons eu relativement peu de soumissions pour les sous-traitances et elles étaient toutes plus élevées qu’anticipé», a précisé M. Richardson. 

La surface du chantier est de 45 000 pieds carrés: 8 000 pieds carrés proviennent de l’ancienne école de Rollo Bay, et 37 000 pieds carrés ont été ajoutés à la structure qui ne ressemblera à aucun autre centre scolaire et communautaire de l’Île. 

La salle multifonctionnelle sera un véritable joyau.  Elle servira à la fois de salle de spectacle, de réception, de banquet et de cafétéria, étant attenante à la cuisine, et au salon.  Jusque là, rien d’inhabituel.  Cependant, la salle multi est située en creux, par rapport aux bureaux d’administration scolaire, aux bureaux communautaires et à l’école en général. 

On accèdera à la salle multi par des marches (et un ascenseur), et au lieu de descendre tout droit vers le sol, le mur qui fait face à la scène descend en une cascade de gradins nommés «learning steps» ou «marches du savoir», car il sera possible pour les élèves (et le public) de s’y asseoir pour des activités. 

En général, tout l’espace semble avoir été prévu avec soin.  La directrice de l’école Marise Chapman est particulièrement satisfaite de l’attention qui a été accordée à l’agencement des bureaux de l’administration scolaire.  «Nos architectes ont consulté l’une de leurs collègues à Halifax qui se spécialise dans les espaces scolaires.  Elle nous a beaucoup aidés pour la fluidité du trafic et l’efficacité de l’espace disponible», a indiqué la directrice. 

L’administration scolaire inclut le bureau de la directrice, du directeur adjoint, de la secrétaire, ainsi que d’un bureau pour les spécialistes, une petite infirmerie, une salle de photocopie et des toilettes. 

De l’autre côté de l’entrée principale se trouvent les locaux communautaires.  Des bureaux pour les employés et évidemment, le centre de la petite enfance, le Château des étoiles, qui est aménagé avec sa propre entrée extérieure et une salle qui sert à la fois de vestiaire et de zone sécuritaire entre les salles de classe et l’extérieur.  Le bureau de la directrice est construit en sandwich entre deux locaux.  Des vitres lui permettent de tout observer. 

Du côté scolaire, les quelque 100 élèves seront logés dans de belles classes, réparties dans deux zones distinctes.  Le primaire et le secondaire.  Au secondaire, les élèves auront tout ce dont ils ont besoin.  Local de sciences, de sciences domestiques, de métiers, de musique, et des salles de classe, évidemment, qui seront munis de dispositifs de projection d’une nouvelle génération, par rapport aux fameux «Smart Board». 

Espaces partagés 

Comme c’est la coutume dans les centres scolaires et communautaires, une partie des locaux est utilisée à la fois par le scolaire et par le communautaire.  Ces espaces incluent la salle multi et ses dépendances, le gymnase, la salle de musique et la bibliothèque, et certains bureaux.  «Certains espaces, comme des salles de rencontre, n’avaient pas de mandat partagé, mais en les rapprochant l’un de l’autre, on a pu créer un espace plus grand pour l’un et l’autre partenaire, tout en pouvant être divisé en deux, selon les usages», a confirmé Marise Chapman. 

Puisque certaines de ces installations sont utilisées à longueur d’année, un système de ventilation adéquat a été prévu. 

Les couleurs choisies pour l’intérieur seront des bleus, des blancs, des gris et les bois seront d’aspect bois flottant.  Une partie des meubles a déjà été commandée.  Cependant, les tables et les chaises de la salle multifonctionnelle n’ont pas encore été commandées.  On veut s’assurer que la chaise, en particulier, sera utilisable autant par le scolaire que le communautaire. 

Le «produit», c’est-à-dire la construction finie, devrait être livré en février 2018.  À ce point-ci, c’est difficile de dire si ce sera le début de février, et du second semestre, ou la fin de février.  «Nous avons demandé au ministère de l’Éducation de nous accorder quelques jours, sans les élèves, pour procéder au déménagement, et à l’assemblage des meubles.  Nous n’avons pas eu de réponse encore», a précisé la directrice. 

L’école La-Belle-Cloche conserve son nom, évidemment, mais le centre lui-même aura besoin d’un nom.  Les propositions ont été soumises récemment à la directrice qui est en train de consulter ses équipes, afin de soumettre les recommandations à La Commission scolaire de langue française. 

«Il y a des suggestions que j’aime beaucoup pour le centre.  Et les espaces partagés à l’intérieur devraient, selon moi, reconnaître des personnes qui ont été importantes dans notre communauté». 


La directrice de La-Belle-Cloche, Marise Chapman, et le ministre de l’Éducation, Jordan Brown (à droite) ont visité le chantier de la future école à Rollo Bay avec l’ingénieur Tyler Richardson. 


Le corridor surnommé «rue principale». 


Les «marches du savoir» dans la salle multifonctionnelle.


Tyler Richardson, l’ingénieur principal au gouvernement provincial.


La directrice de l’école La-Belle-Cloche, Marise Chapman.


Le gymnase en est à l’étape de la peinture. 

- Par Jacinthe Laforest

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