Le 31 mai 2017


Dans le cadre de la campagne annuelle de la Dictée PGL, Stella Pendergast, en 6e année à l’école François-Buote, s’est rendue à Montréal durant la longue fin de semaine de mai, pour participer à la Finale internationale de la Dictée PGL.  

«On a fait la dictée dans mon école, et mes résultats étaient très bons, alors j’ai été choisie pour représenter l’Atlantique, dans la catégorie des élèves de langue maternelle française.  C’était vraiment bien.  J’ai beaucoup aimé ça.  Mais la dictée internationale était très difficile», a avoué la jeune fille.  

Par la magie du monde sans fin d’Internet, nous avons pu trouver le texte de la Dictée PGL internationale, qui a été écrit par les créateurs de la série de livres jeunesse Seyrawyn, Martial Grisé et Maryse Pepin.  En voici un extrait : «Le premier gaillard s’étirait le bras au-dessus de la miche de seigle odorante pour plonger sa louche dans la marmite.  Ses papilles salivaient, titillées par les arômes de la soupe aux lentilles fumante, garnie de saucisses de sanglier.  Sa voisine montrait plutôt sa préférence pour les choux-raves* cuits à point, raflant au passage du gruau pimenté.  Le troisième luron humait le fumet du rôti, mais affichait son insatiable goût pour les harengs vinaigrés et salés.  Tout comme leurs ancêtres, les frères d’armes levaient sporadiquement leur corne d’hydromel en l’honneur du festin».

Stella Pendergast a bien apprécié le défi de la dictée, mais ce qu’elle a aimé par-dessus tout, c’est de rencontrer des jeunes qui parlaient tous français et qui venaient de plusieurs pays.  «Il y avait des jeunes de partout au Canada, des États-Unis, du Sénégal, de l’Algérie, et du Maroc.  Nous avons fait des visites culturelles pendant que nous étions à Montréal.  Il y avait 79 participants.  C’était très bien», a insisté Stella Pendergast, qui est la fille de Tania et de Jean-Paul Pendergast.  

Rappelons qu’en plus d’être une activité pédagogique qui s’appuie sur la fierté de bien écrire la langue française, La Dictée P.G.L., est aussi synonyme de collecte de fonds, par l’entremise de la «Cueillette du partage».  Cette cueillette permet aux enfants de solliciter des dons d’encouragement auprès de leur famille pour chaque mot bien orthographié.  Chaque école participante peut conserver jusqu’à la moitié des sommes ainsi recueillies pour ses propres projets scolaires, l’autre moitié est remise à la Fondation Paul Gérin-Lajoie.  

L’édition 2016-2017 de La Dictée P.G.L. qui vient de se terminer a permis d’amasser un montant de 728 435 $.  Un montant de 422 545 $ ira à la Fondation pour soutenir ses programmes d’éducation, d’alphabétisation et de formation professionnelle au Bénin, en Haïti, au Mali et au Sénégal et 305  800  $ seront conservés dans les écoles d’ici pour la réalisation de projets et d’activités culturelles.  

- Par Jacinthe Laforest

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