Le 8 mars 2017

Diane Richard était l’animatrice qui accompagnait la tournée Édu-Expo au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean à Charlottetown.

Dans le cadre du 150e anniversaire du Canada, la Fédération nationale des conseils scolaires francophones a développé un projet pour faire connaître l’histoire de l’éducation en français au Canada, des débuts de la colonisation jusqu’aux années courantes.  

Anne Bernard-Bourgeois, la directrice générale de la Commission scolaire de langue française, se réjouit que la tournée nationale se soit arrêtée pendant quelques jours à l’Île-du-Prince-Édouard.  

«C’est dommage, mais l’histoire de l’éducation en français ne fait pas partie du curriculum.  Pourtant, ce serait essentiel d’intégrer des modules sur cette riche histoire, pour que nos élèves comprennent à quel point les écoles sont précieuses», a-t-elle indiqué au cours d’une conversation.  

Selon Anne Bernard-Bourgeois, même si c’était possible d’intégrer cet enseignement dans le cours d’histoire du Canada, qui est offert en 10e année, ce serait un peu trop tard.  «Pour avoir l’impact positif que nous recherchons sur la rétention des élèves, il faudrait commencer beaucoup plus tôt».

Le travail de recherche qui a été fait pour monter les kiosques d’Édu-Expo et le guide pédagogique qui se trouve sur le site Web pourrait servir de base au développement de modules d’enseignement, mais en attendant cela, la tournée nationale Édu-Expo va se poursuivre jusqu’en mai prochain, dans une douzaine de villes du Canada.  

Diane Richard, enseignante du Nouveau-Brunswick, est l’animatrice qui accompagne la tournée en Atlantique.  «Il y a trois kiosques semblables à celui-ci, et il y a trois animateurs, affectés à une région en particulier.  Ici à Charlottetown, nous restons trois jours et en général, dans les autres villes, nous allons aussi rester de deux à trois jours», a indiqué l’animatrice.  

Durant la journée du jeudi 2 mars, elle a accueilli les élèves de l’École-Sur-Mer et durant la journée du 3 mars, elle a accueilli les classes de l’école François-Buote.  Idéalement, la CSLF aurait aimé que toutes les écoles participent, mais la décision a été laissée aux directions d’école.  «J’ai envoyé l’information à toutes nos écoles, en leur disant que c’était à leur choix.  Je savais que ce serait difficile parce qu’on a déjà manqué une demi-douzaine de jours d’enseignement à cause des tempêtes», a souligné Anne Bernard-Bourgeois.  

Par chance, le projet Édu-Expo prévoit aussi des présentations virtuelles, offertes via Skype ou Google Hang Out.  Au moyen de cette possibilité, les élèves de tout le Canada auront accès à une visite virtuelle de l’exposition et du guide pédagogique très bien fait qui est disponible en tout temps sur le site Web d’Édu-Expo.  

- Par Jacinthe Laforest
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