Le 20 décembre 2016
La Commission scolaire de langue française (CSLF) est «très déçue» de la décision du ministère de l’Éducation, du Préscolaire et de la Culture du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard de ne pas financer les projets des constructions à l’école Évangéline à Abram-Village et à l’École-Sur-Mer à Summerside.

«C’est très, très décevant pour la CSLF et pour les deux communautés en question d’apprendre d’une telle décision du ministère de l’Éducation après plusieurs années de travail sur deux projets prioritaires», soutient Émile Gallant, président de la CSLF.

L’École-Sur-Mer offre présentement des classes de la maternelle jusqu’à la 10e année et, à partir de septembre 2017, devra ajouter la 11e année.  La CSLF avait présenté un projet capital au gouvernement pour l’ajout des niveaux 10e, 11e et 12e années, incluant des espaces pour les sciences et les arts industriels.

La construction originale de l’école Évangéline date de plus que 50 ans, plusieurs de ses espaces ont un besoin immédiat de renouvellement.  Le secteur communautaire et le centre de la petite enfance qui occupe des espaces à l’intérieur de ce centre scolaire communautaire travaillent depuis plus de quatre ans sur l’ajout d’espaces qui seraient financés par Patrimoine canadien via le ministère de l’Éducation.

«Ce n’est tout simplement pas acceptable pour le gouvernement de dire qu’il n’a pas les ressources pour financer le droit à une éducation dans notre langue première, le français, quand ce droit nous est garanti par la Charte canadienne sur les droits et libertés et qu’il a été reconfirmé par la Cour suprême du Canada par l’entremise de la cause Arsenault-Cameron», ajoute M. Gallant.

Le président indique que la CSLF a aussi plusieurs autres préoccupations vis-à-vis ce gouvernement, notamment pour ce qui est de son traitement du dossier de la petite enfance ainsi que son utilisation des fonds du Programme de financement de langues officielles en éducation de Patrimoine canadien.

La CSLF a envoyé une demande de rencontre d’urgence au premier ministre Wade MacLauchlan afin de trouver une solution immédiate à ce sérieux problème.  

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