Le 2 novembre 2016

De gauche à droite, l’animateur Égide Royer, Isabelle Savoie et Nathalie Bourque-Mol de l’école François-Buote, Monique Mainville de l’école Évangéline et Denis Morais de l’école Pierre-Chiasson.

Les élèves avaient congé, les 27 et 28 octobre derniers, mais les enseignants eux, étaient au travail.  Ils étaient au congrès annuel de la Fédération des enseignants de l’Île-du-Prince-Édouard, à l’hôtel Delta à Charlottetown, pour suivre des ateliers, pour se perfectionner, et pour échanger aussi.  

Pour la directrice de l’École-sur-Mer, Justine Roy, qui occupe cette fonction depuis la rentrée, ce congrès est très utile.  «Ça nous permet d’aller chercher des outils, de nous tenir au courant des tendances en éducation, et aussi, d’échanger avec des collègues que nous ne voyons pas très souvent.  Ça nous offre une mise en perspective», indique-t-elle.  

Comme un bon nombre de ses collègues de la Commission scolaire de langue française, Justine a participé à l’atelier offert en deux parties, par le spécialiste en comportement, Égide Royer.  M. Royer est une véritable sommité en matière d’intervention auprès des élèves qui ont des comportements dérangeants.  Il donne des ateliers dans de nombreux pays et il a un très grand nombre de livres à son actif.  C’était un retour à l’Île pour lui, car il y a environ un an et demi, il était venu donner une formation, à l’invitation de la CSLF.  

Pour la CSLF, M. Royer est une précieuse ressource, surtout dans le contexte où la commission scolaire est encore et toujours à la recherche d’une personne pour pourvoir au poste de psychologue scolaire à temps plein.  En l’absence d’une personne pour mettre au point des stratégies d’intervention, et faire les suivis, les enseignants se sentent impuissants.  À la fin de l’atelier, plusieurs enseignants ont avoué avoir besoin d’aide pour régler des problèmes de discipline particulièrement criants dans leurs écoles respectives.  

Enseignant à l’école Pierre-Chiasson, Denis Morais apprécie le congrès pour tout ce qu’il a à offrir.  «Tout ce qu’on apprend ici fait de nous de meilleurs pédagogues», a-t-il indiqué.  

Paul Cyr, le directeur de l’instruction à la CSLF, précise que le congrès est placé stratégiquement dans l’année, pour profiter le plus possible aux enseignants.  «On est encore au début de l’année, cependant les dynamiques de classe ont eu le temps de s’installer.   Les problèmes de comportement, et toutes les autres situations qui peuvent nuire à l’enseignement ont eu le temps d’émerger, et il est encore temps d’intervenir, avec la bonne stratégie.  Nos enseignants viennent ici pour chercher des stratégies concrètes, qu’ils peuvent appliquer dès leur retour en classe», a indiqué Paul Cyr, qui en était à son 30e congrès.

M. Cyr apprécie aussi la pause de la salle de classe, que le congrès accorde aux enseignants.  «C’est motivant et ça donne du souffle pour le reste de l’année», a-t-il soutenu.  

- Par Jacinthe Laforest
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