Le 5 octobre 2016


Owen Gallant, le président du conseil étudiant de l’école Évangéline, pour la deuxième année de suite, a participé le mardi 27 septembre à la réunion convoquée par la Commission scolaire de langue française.  

Cette réunion, a dit la CSLF, a été demandée par le gouvernement provincial, dans le but d’informer les parents sur la possibilité de construire une école secondaire entre l’école Évangéline et l’École-sur-Mer, pour accueillir les élèves du secondaire des deux écoles.   

Bien des gens se sont sentis trahis par cette proposition, incluant les élèves du secondaire de l’école Évangéline, qui ont pourtant réagi avec prestance et pertinence.  

«J’ai appris l’existence de ce projet lorsque ma mère m’a montré le courriel qu’elle avait reçu de la CSLF.  C’était autour du 20 septembre.  Tout de suite, vers le milieu de la semaine, j’ai commencé à discuter avec le communautaire, Nick Arsenault, en particulier, pour voir comment on pourrait savoir ce que les élèves pensaient de l’idée.  On a mis au point un sondage de plusieurs questions et le lundi 26 septembre, durant la matinée, nous avons sondé pratiquement tous les élèves du secondaire.  On a compilé les résultats le matin même de la réunion», a expliqué Owen Gallant, au lendemain de la réunion, au cours de laquelle il a présenté les résultats du sondage.  

«Nous avons demandé aux élèves, de la 9e à la 12e année, s’ils aimeraient vivre leur expérience du secondaire ailleurs qu’à l’école Évangéline, et dans une grande majorité, 72 % des élèves ont dit qu’ils voulaient rester à Évangéline, contre 14 %.  Les élèves ont fait plusieurs commentaires sur ce sondage.  Ils ont dit à quel point ils étaient fiers de venir à Évangéline, fiers d’appartenir à une école qui les a vus grandir depuis la maternelle.  Il y en a même qui se connaissent depuis la garderie», a précisé Owen Gallant.  

Selon les réponses et commentaires colligés, les élèves veulent que l’école soit encore là à l’avenir pour accueillir leurs enfants, et la prochaine génération d’élèves.  «Si on perdait notre école secondaire, ce serait énorme pour nous», a indiqué le jeune homme.  

Sans vouloir enlever quelque chose à l’École-sur-Mer, Owen précise que dans le cas de cette école, le secondaire n’est pas encore établi.  «À notre école, nous avons un secondaire bien établi depuis longtemps.  Pour nous, ce serait une véritable perte.  Je suis en 12e année, cette année, et dans ma classe il y a 30 élèves.  C’est une des plus grandes classes à graduer, et c’est en partie grâce aux élèves de l’École-sur-Mer qui sont venus faire leur secondaire ici.  Il y en a une dizaine», a indiqué Owen Gallant.

Le jeune homme soutient que l’arrivée de l’intermédiaire et du secondaire à l’École-sur-Mer a eu un impact sur le recrutement à ces niveaux à l’école Évangéline.

Durant toute la réunion du 27 septembre, il a écouté et amassé des informations, et il n’est pas rassuré.  «Je trouve qu’on est loin de savoir exactement ce qui se passe vraiment.  J’aurais aimé que la CSLF donne des réponses plus claires et des garanties…  Ce qui m’inquiète c’est que même si les deux écoles sont sur la même page, et même si la CSLF appuie les deux projets, elle ne semble pas avoir le pouvoir de décider», a indiqué Owen Gallant, qui siège au conseil étudiant depuis six ou sept ans et qui a à cœur le développement de son école, et une vie étudiante de qualité.  

- Par Jacinthe Laforest
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