Le 4 octobre 2016
Le mardi 27 septembre, les parents de l’école Évangéline ont indiqué clairement qu’ils ne voulaient pas perdre le secondaire à leur école.  Le jeudi 29 septembre, les parents de l’École-sur-Mer ont fait la même chose lors de la réunion d’information qui s’adressait à eux.  

Lors de ces deux réunions, la CSLF a maintenu à maintes reprises qu’elle agissait à la demande du ministère de l’Éducation, du Préscolaire et de la Culture.  Puis, le vendredi matin, coup d’éclat : le ministère réagit en disant qu’il n’a jamais demandé à la CSLF de consulter les parents sur une nouvelle école, qui accueillerait les élèves du secondaire des deux écoles mentionnées plus haut.  

Rejoint sur l’heure du dîner, le vendredi 30 septembre, Émile Gallant n’en revenait pas.  «Nous sommes surpris.  Deux fonctionnaires séniors du ministère nous ont approchés pour nous présenter des options.  Nous avons même dû changer la date de notre réunion du mois d’août pour les accommoder.  Ils nous ont soumis une série d’idées auxquelles nousdisions toujours non, et vers la fin de cette réunion, ils nous ont demandé si au moins, nous pourrions communiquer avec les parents pour avoir leur avis sur une école secondaire pour accueillir les deux écoles.  Par après, nous avons renvoyé des courriels à ces deux personnes pour vérifier si c’était vraiment ce que le ministère nous demandait de faire, et surtout, si le ministre était au courant, et ils ont confirmé et reconfirmé que c’était ce que le ministère voulait et que le ministre était au courant», a raconté Émile Gallant, dans un seul souffle, avec un véritable accent de sincérité dans la voix.  

Le président de la CSLF a réitéré que pour sa part, la CSLF avait déjà donné son accord aux deux projets, celui de l’école Évangéline, création d’un véritable centre scolaire et communautaire et celui de l’ajout du secondaire à l’École-sur-Mer.  

- Par Jacinthe Laforest

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