La Voie de l'emploi - fev/mars 2017

Jackie Stewart, travaille au centre de développement des carrières (CDS) à Bloomfield.  Elle accueille aussi les clients à Wellington.

Lorsqu’ils se présentent pour des emplois, une des choses qui font le plus défaut aux jeunes est l’expérience de travail.  Les employeurs recherchent en général des employés qui ont quelques années de travail derrière eux.  C’est donc un cercle vicieux : les jeunes ont de la difficulté à se trouver un emploi stable parce qu’ils manquent d’expérience et ils manquent d’expérience parce qu’ils ne trouvent pas d’emploi satisfaisant dans leur domaine.   

C’est à cette clientèle, des jeunes âgés de moins de 30 ans, que le programme Career Pathways s’adresse.  Durant les trois premières années du programme, il s’adressait aux diplômés d’universités ou de collèges, qui avaient besoin d’un coup de pouce pour faire leur place dans une entreprise ou un organisme sans but lucratif.  

Depuis l’été 2016, il est ouvert aux diplômés d’écoles secondaires, qui sont indécis quant aux options qui s’offrent à eux.  

Jackie Stewart, qui travaille pour le service de développement des carrières de l’Île-du-Prince-Édouard (CDS en anglais) à Bloomfield, est une des gestionnaires de ce programme.  

«Le programme aide les jeunes à entrer sur le marché du travail pour gagner en expérience.  Nous payons 50 % d’un salaire (jusqu’à 8 $ de l’heure pour un salaire total de 16 $ de l’heure), de l’employé qui est admissible pendant une période qui peut atteindre 22 semaines.  Ça peutdevenir très avantageux», dit Jackie Stewart, qui travaille une journée par semaine à Wellington, pour y recevoir les clients de la région Évangéline. 

En général, un client qui s’adres-se à un service d’aide à l’emploi comme CDS le fait parce qu’il sesent dans une impasse.  «Nous recevons la personne, nous évaluons ses antécédents, son expérience et ses buts dans la vie, et nous l’aidons à développer un plan de carrière.  Selon son profil, nous identifions le programme qui serait le plus approprié.  S’il est admissible à Career Pathways, nous l’invitons à le mentionner dans les entrevues d’emploi qu’il obtiendra.  S’il ne se sent pas à l’aise de le faire, il peut donner nos coordonnées à l’employeur», insiste Jackie Stewart.

Même si la responsabilité de décrocher l’entrevue d’emploi est celle de l’employé, Jackie Stewart et les autres gestionnaires du programme dans l’Île surveillent les banques d’emplois et communiquent avec les employeurs qui pourraient tirer profit du programme.

Pour Career Pathways, l’hiver est une période assez tranquille.  Dès que la saison touristique se profile à l’horizon, cependant, le nombre de demandes augmente.  «Le nombre d’emplois que nous subventionnons dépend de notre budget, du salaire qui est versé et de quelques autres facteurs.   En général, nous aidons de 15 à 20 jeunes chaque année à gagner de l’expérience.  Idéalement, nous aimerions que les employeurs gardent les employés après la fin du programme, mais nous savons que ce n’est pas toujours possible.  Ceci étant dit, l’expérience de travail n’est jamais perdue.  Même un emploi dans une usine de poisson est très formateur pour un jeune qui commence dans la vie.  Et les usines de transformations sont admissibles», rappelle Jackie Stewart.  

Une refonte des services d’aide à l’emploi est en cours à l’Île-du-Prince-Édouard.  Cela ne devrait pas affecter la livraison des programmes et les services continueront d’être offerts.  

Les personnes qui veulent avoir un rendez-vous avec Jackie Stewart à Wellington peuvent passer par le centre CDS de Bloomfield ou composer le numéro de téléphone (902) 859-2776.

- Par Jacinthe Laforest

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